LE CHANTIER DE MA VIEModérateurs: Les Chevaliers, Les Amazones Re: LE CHANTIER DE MA VIEEt comme le pensent plusieurs, le temps est meilleur remède à tout problème… mais aussi meilleure arme dans cette perpétuelle guerre entre le cœur humain et la vie… Pendant des années, je n’ai cessé de griffonner l’évolution de mon couple … je développais peu à peu le contre projet qui dépassait de loin le premier dans l’apparence et le fond… les croquis se multipliaient à chercher les différents points de vue de ce que pouvait s’établir entre lui et moi. Vous savez cette espèce de chaîne spirituelle ou morale qui t’attache à quelqu’un??... dans laquelle, au fil du temps le nombre des mailles augmente et croît pour consolider l’attachement et renforcer la dépendance.
C’est vraiment un phénomène extraordinaire ! Chaque jour, naissais en moi un bébé cherchant la tétine de sa mère, un aveugle cherchant sa canne, une fillette cherchant les bras de son père ! Chaque jour, je ne me réveillais que sous la tendre réverbération de sa voix et je me sentais comme en sécurité, chargée de force, alimentée en confiance_ Confiance en moi, confiance en lui, au jour qui s’apprêtait à commencer, aux années qu’outrepassaient en vitesse le présent et le passé … Des années se sont écoulées … je n’ai cessé d’étudier, de réétudier, parfois même de redresser, parfois d’autres de manier et de corriger, puis tout d’un coup d’abandonner mais tout de suite après de rattraper et renouer… je galopais dans un champ d’ humeurs et états d’âme étonnants, parfois inquiétants… à surpasser mes pleurs par le sourire, à rythmer mes rires par le soupir… Des années se sont écoulées… il n’a fait que m’observer… il parlait peu, réagissait peu… il sombrait dans un silence angoissant, un puits d’intensions creux, profond. Tellement profond qu’on n’arrive même pas à entendre le son de la pierre toucher au fond … que je ne pouvais recevoir qu’un écho fantôme de mes questions harcelantes, intrigantes… En effet, il m’intriguait au point de m’exciter, au point de m’inciter à passer des heures rien qu’en pensant à ce qu’il pressentait réellement derrière sa façade opaque nonchalante. Au début, Je m’amusais à déchiffrer les codes de ses expressions, de ses réactions, … à considérer le plus angélique des suppositions et rejeter le diabolique des présomptions… et peu à peu, l’intrigue s’était transformée en une curiosité affamée insolite qui m’inhibait à son tour de doute et d’incertitude. L’évidence, la confiance étaient enfouies, dissoutes comme se dissout le sucre dans l’eau. Je consommais quand même cette eau quelques part sucrée, mais lourde et pénible à digérer ... Des années se sont écoulées… nous deux développions des perspectives de cet objet, des perspectives différentes, fuyantes vers des points différents… Oui, c’était le même objet pourtant qui faisait que cette chaîne s’était affermie puis raffermie pour nous lier des plus beaux moments, des regards innocents… d’enfants, des câlins les plus tendres, de nous mettre en cendre… des plus beaux frissons _ Le même objet, le même projet qui voyait échafauder des sentiments fondants , couler des émois en béton, dresser des armatures en conjonction, en convulsion… mais la chaîne s’était allongée puis rallongée, encore s'était prolongée jusqu’autour de nous pour nous embobiner dans la confusion de l’attachement… nous étions scotchés l’un à l’autre sans pouvoir définir la nature de ce liant. Comment pouvais-je désirer ces lèvres et rejeter les paroles qu’elles émettaient au même temps ??? Comment pouvait-il aimer mes graphiques sans prendre conscience de ma logique ? Des graphiques dessinés d’amour et de passion, ombragés de compassion … ma logique illogique d’un cœur qui donne sans limites de l’affection, de l’attention !
Re: LE CHANTIER DE MA VIEj'ai dévoré ca!!bravo,yéla
oouussttt du mac et va chercher ta plume pour nous poster la suite Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup. Qui vole un bœuf..est vachement musclé ![]() Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Re: LE CHANTIER DE MA VIEje reste sans voix devant ce mini chef d'oeuvre...ce ne sont pas les idées, ni les sentiments qui me touchent...(je les connais déjà) ce sont les mots qui se succèdent et qui se lient les uns aux autres d'une façon diffuse...je n'ai pas écouté une chanson, je n'ai pas lu de récit...j'ai lu une chanson
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Re: LE CHANTIER DE MA VIEpeut être que le project a une durée de vie, un organigramme, une séquence, un ordonnancement
des tâches, et des délais, au-delà desquels s'il y a dépassement, il y a sanctions, perte de confiance et relâchement, peut être même un abandon. un project a une vie, une phase de conception, une réalisation, une livraison et un support. et des améliorations, un cycle répétitif, comme les anneaux d'un arbre qui viennent chaque année renforcer le tronc, et le faire résister aux intempéries et à l'épreuve du vent. un sculpteur a beau regarder son croquis sur calque ou papier, mais un jour il devra passer à la pierre, au burin et au marteau. ou au moule et au fourneau et au coulage de son précieux minerai. une pensée , peut être un délire, ou qui sait peut être même une vérité. peut être oui , peut être non. humain
Re: LE CHANTIER DE MA VIENe prends pas la vie trop au serieux, ne vis pas le passe ni le futur mais le PRESENT. Et motive toi par qlqchose de spirituel/religieux qui te fais rappeler ta vrai identite...que tu n'es pas ici pour amasser de l'argent, success, relation, enfants, maison, voiture, carriere professionnelle, prestige...etc tout ca c une illusion, alors ne la prends pas trop au serieux.
"You have power and money, but you are mortal
You know you cannot escape death But immortality can be obtained The legend is always the same If others have succeeded in conquering death Why must we accept it? I know where the immortals live And how to obtain their secret We too must become wise men The elements of chemistry are many, but finite So are the techniques of enlightenment"
Re: LE CHANTIER DE MA VIENe prends pas la vie trop au serieux, ne vis pas le passe ni le futur mais le PRESENT. Et motive toi par qlqchose de spirituel/religieux qui te fais rappeler ta vrai identite...que tu n'es pas ici pour amasser de l'argent, success, relation, enfants, maison, voiture, carriere professionnelle, prestige...etc tout ca c une illusion, alors ne la prends pas trop au serieux.
"You have power and money, but you are mortal
You know you cannot escape death But immortality can be obtained The legend is always the same If others have succeeded in conquering death Why must we accept it? I know where the immortals live And how to obtain their secret We too must become wise men The elements of chemistry are many, but finite So are the techniques of enlightenment"
Re: LE CHANTIER DE MA VIElalloutta:
ça me touche énormément que t'apprécie le style ou la façon dont c'est écrit et ça m'encourage davantage à avancer et relater les événements de ce récit . merci (je t'adore)electrical: je suis parfaitement d'accord avec toi, tout projet a une phase de conception et d'étude puis de réalisation concrète, mais en général l'étude prend beaucoup plus de temps pour que la deuxième phase se fasse rapidement et sans ambiguité... bon peut etre que je passe à cote de la plaque mais si je considère cela en tant que critique, j'avoue que je m'attarde trop sur les faits et qu'il manque un peu d'action. ( c'est ce que t'as voulu dire ou jme trompe?) tajrek: j'ai pas trop compris ton commentaire Dernière édition par fattoum le 14 Oct 2008, 23:08, édité 1 fois.
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
t'as cerné ce que je voulais dire, mais c'est en rapport avec le récit , ou la fiction si tu veux. humain
Re: LE CHANTIER DE MA VIEEt à la fin de ces longues et brèves années, c’était le flou total ! Notre projet d’amour a vu plusieurs mutations ou peut être révélations… la nonchalance s’était métamorphosée en désobligeance, déception et trahison_ il a trahi mes rêves, nos rêves ensemble et ses promesses jadis… des promesses évaporées pour joindre un nuage noir d’inquiétude et de dépit. En lui, je ne percevais plus qu’un bloc de pierre dur et immuable à la vue de mes larmes affligées, affaiblies… qu’un bloc de glace encastré face à mes alertes d’abolition de tout ce projet en théorie… et au bout d'un moment, j'ai tout compris... la fausseté de ce projet fut que je prenais mes « je ne peux me passer de lui » pour une vérité absolue, que j’attendais sans espoir l’entendre chanter à mes oreilles « everything i do » de bryan … entendre ces paroles,défoncer la porte de son corps rien que pour rester dans le berceau de son fort… mais Monsieur parlait à peine de son « lui enterré » que dire de chanter à pleine bouche des paroles qu’il entendait… parce que s’il aurait chanté, il l’aurait fait quand le contact devenait pénible pour ne pas dire impossible… il m’aurait chanté « laisse moi partir » de Patrick et je l’aurais laissé sans un mot …ou peine visible.
En route vers la troisième esquisse :
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
oui message reçu j'y travaillerai, merciiiiiiiiiiii
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
heeeeeeeeey wini el 3ème esquisse?? ![]()
Re: LE CHANTIER DE MA VIEhaw jei c'est pour bientôt nchalla
Re: LE CHANTIER DE MA VIE................;En route vers la troisième esquisse :
Finie la monotonie ! Finie l’angoisse, les casses têtes et cette phobie ! des phobies ? tout le monde en a au moins une… mais ce dont je vous parle est la phobie de la solitude. Cette frayeur qui vous envahie rien qu’en pensant à l’idée de devenir seul, surtout après de longues années de vie de couple intensif ! Et plus on est habitué à la personne, plus la clôture de cette phobie se développe et vous enveloppe… vous circonscrit dans un champ de vision unique, celui du bonheur absolu dans le couple et dans le partage et l’on ne réalise que ce n’est que du bardage ! On s’engage dans des habitudes quotidiennes qui se transforment en des rituels, puis en des réflexes… et là le processus passe petit à petit du contrôlable à l’incontrôlable, du défini à l’indéfini, du conscient à l’inconscient… cette machine à rituels se lubrifie par l’intensité de la relation, produit chaque jour us et traditions : le rituel du baiser analogique, le rituel des cent vingt messages romantiques, le rituel des chansons criées au cellulaire, forme de pardon implicite excentrique, le rituel de se chauffer les bras, d’ôter les draps lors d’un débat physique, lyrique… c’est comme si on vous programme par des codes atypiques pour prendre possession de votre psychique… Sauf, que lorsque le couple se trouve face à une pente prononcée d’un talus d’insatisfactions penché vers le bas, , la pesanteur de la réalité agit sur le conscient pour le rabattre à la vraie conclusion…La conclusion d’un couple peu parfait, voire même handicapé. Surgit alors toute une polémique entre le conscient et l’inconscient, entre l’habituel et le récent, entre le passé et le présent ! - Salut toi, ça fait un bail ! - ahhhhh oui ! Qu’est ce que tu deviens jeune homme ? - J’ai fini mes études d’ingéniorat à l’étranger, je cherche du travail. - En Tunisie ? répliquais-je d’une voix enthousiaste - Peu probable, ça fait des mois que je suis rentré et je n’arrive pas encore à m’adapter à la société, à la mentalité… - Tu ne changeras jamais, (à penser comme un étranger) S’adapter n’est qu’une question de volonté ! S’adapter à la vie en Tunisie, ou à mon cadre de vie ? Je me posais déjà la question… je faisais toujours la pragmatique, l’empiriste réaliste de nos conversations. Lui, était le révolté, à la fois rebel - utopiste… je cherchais toujours dans les extensions des paroles perçues, comme je me débrouillais à faire glisser des phrases à double sens, pour tester en lui sa capacité à capter mes sous entendus … - Et toi donc ? comment va ton homme ? - Il ne l’est plus ! vaut mieux n’en pas en parler. Surtout pas de balades maladroites dans les couloirs interdits, exclusifs de ma vie. J’anticipais d’un réflexe inédit : fermer tout de suite les portes et les fenêtres, et toute ouverture capable de faire passer la moindre lumière de mélancolie ! - Tu m’as manqué petite boule (c’était ainsi qu’il aimait m’appeler, pour me rappeler constamment nos proportions respectives). Peut-on se voir demain? - Oui, bien sûr. j’en meurs d’envie ! J’aurais bien voulu répondre de la sorte_ c’était plutôt : - Appelles moi au cours de la journée, on verra si ça sera possible.
Re: LE CHANTIER DE MA VIEla suite stp
Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup. Qui vole un bœuf..est vachement musclé ![]() Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Re: LE CHANTIER DE MA VIEj'adore fattouma, je me suis trouvée emporter par l'histoire et par ta façon de nous écrire.
zidna ![]()
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