Rejet du plan de sauvetage, la crise s'étend

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Rejet du plan de sauvetage, la crise s'étend

Messagede アハメド le 03 Oct 2008, 08:44

Agences- La Chambre des représentants américains a encore attisé la crise financière mondiale lundi en rejetant le plan de sauvetage des banques, provoquant un plongeon record de Wall Street, alors que la cascade des faillites s'accélérait en Europe. Evènement

Contre toute attente, les représentants américains ont voté par 228 voix contre 205 contre le plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson qui prévoyait de débloquer 700 milliards de dollars afin d'éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l'immobilier.

Ce vote, inattendu au lendemain d'un accord entre l'administration et les principaux dirigeants du Congrès, a fait plonger la Bourse de New York, qui a perdu 6,71% en clôture, soit une perte jamais vue de plus de 700 points.

La suite du processus était incertaine. Le président George W. Bush, qui s'est dit "déçu" de la décision des députés, a annoncé qu'il allait travailler "avec les membres du Congrès et leurs chefs de file sur la manière de progresser", tout en prédisant que les parlementaires finiraient par adopter le plan.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a estimé que le rejet du plan "ne peut rester en l'état". "Il faut aller de l'avant", a-t-elle dit devant la presse. Un nouveau scrutin éventuel ne devait en tout état de cause pas intervenir avant jeudi, le Congrès étant théoriquement fermé mardi et mercredi pour cause de Nouvel an juif.

La victoire du non est venue des propres troupes républicaines de l'administration, dans un Congrès à majorité démocrate: près de deux républicains sur trois ont rejeté le plan.

L'intervention de l'Etat dans le secteur privé, sans précédent dans l'histoire américaine, était très critiquée dans les rangs républicains qui disaient vouloir épargner l'argent du contribuable à un peu plus d'un mois de l'élection présidentielle et législative américaine.

Le débat a été vif à la Chambre. "On est tout bonnement en train de sacrer le roi Henry", s'est exclamé un représentant républicain au sujet de M. Paulson.

Avant même le vote de la Chambre, le pessimisme s'était emparé des marchés après deux semaines de crise financière qui apporte presque quotidiennement son lot de faillites bancaires.

"Même si la loi est adoptée, cela pourrait ne pas suffire pour rétablir la confiance", a estimé Andrea Kramer, analyste chez Schaeffers.

Après le sauvetage public ce week-end du groupe belgo-néerlandais Fortis, la liste des victimes de cette pénurie de liquidités s'est allongée parmi les banques.

La quatrième banque américaine, Wachovia, a dû être rachetée dans l'urgence par Citigroup, sous l'égide des pouvoirs publics américains. La disparition de Wachovia vient s'ajouter à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Washington Mutual et de Merrill Lynch et au renflouement d'AIG.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a décidé de nationaliser la banque Bradford & Bingley et de céder ses meilleurs actifs au groupe espagnol Santander.

Après Fortis, nationalisé par les Etats belge, néerlandais et luxembourgeois, c'est la banque franco-belge Dexia qui a focalisé l'attention. Son action a plongé de 28,50% à 7,20 euros à la Bourse de Paris.

Le président français Nicolas Sarkozy devait réunir mardi matin les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises pour évoquer leur situation.

En Allemagne, Hypo Real Estate a échappé de justesse à la faillite grâce à une ligne de crédit de 35 milliards d'euros garantie pour l'essentiel par l'Etat.

En Russie, le Premier ministre Vladimir Poutine a annoncé la mise en place prochaine de mesures de soutien aux banques.

Les indices boursiers ont chuté: plus de 4% de baisse à Francfort, plus de 5% à Londres et Paris, environ 8% à Bruxelles, Vienne et Oslo et près de 9% à Amsterdam, entraîné par l'action Fortis. Dublin a dévissé de près de 13%, alors que l'Irlande est devenue au deuxième trimestre le premier pays de la zone euro à entrer en récession.

Les banques centrales ont dépensé des centaines de milliards de dollars pour éviter un blocage total du système financier, constatant que les banques étaient encore plus réticentes que la semaine dernière à se prêter des fonds.
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Re: Rejet du plan de sauvetage, la crise s'étend

Messagede m@dm@n le 03 Oct 2008, 10:11

bugs a3mel update , haw tbaddlet la7keya 3ad, ya eu revision du bailout et accepte au senat et tawa il vont le passer au house representatives pour un vote
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Re: Rejet du plan de sauvetage, la crise s'étend

Messagede アハメド le 03 Oct 2008, 10:40

Les sénateurs américains, qui ont adopté haut la main mercredi le vaste de sauvetage bancaire de l'administration Bush, ont renvoyé aux représentants une version amendée du plan, pleine de "douceurs" électorales dans l'espoir d'obtenir enfin leur aval vendredi.

La version de la "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008" entérinée par le Sénat ajoute quelque 150 milliards de crédits d'impôts et autres aides diverses aux 700 milliards de dollars de ressources accordées au Trésor pour stabiliser le système financier.

Le texte modifié doit être présenté vendredi à 9H00 locales (13H00 GMT) à la Chambre, qui a rejeté une version précédente lundi par 228 voix contre 205. 60% des démocrates ont voté pour, mais l'essentiel (67%) des républicains, le parti du président, a voté contre. Dans l'attente du vote, la Bourse de New York a terminé jeudi en forte baisse de 3,22%.

Le principal amendement apporté au plan consiste à faire passer de 100.000 à 250.000 dollars la garantie de l'Etat sur les dépôts bancaires, une mesure appréciée des démocrates, majoritaires au Congrès. "Nous accueillons favorablement ce changement", a indiqué la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, se disant suis optimiste sur les chances d'adoption du "paquet" modifié.

Les autres "douceurs" destinées à séduire les élus et leurs circonscriptions vont de l'aide à des écoles rurales à de nouveaux remboursements accordés pour les psychothérapies.

"La loi a été enrobée de beaucoup de choses très populaires afin de lui donner un peu plus d'élan", ironisait dans le New York Times un des 25 sénateurs qui s'y sont opposés, Jeff Sessions (Alabama).

Jeudi, certains démocrates tentaient encore d'obtenir des amendements sociaux pour s'assurer du maximum de votes de leur parti. "Nous voudrions obtenir un accord avec les républicains sur une extension de l'assurance chômage", a déclaré le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steni Hoyer, une demande qui allait donner lieu à de nouvelles tractations jeudi soir.

Selon ce responsable, lors du rejet de la loi par la Chambre lundi, "les républicains étaient très déçus de n'avoir pas plus de membres pour soutenir ce que leur président leur a demandé de faire". "Après tout, la loi a été présentée par l'administration Bush. Le président est allé à la télévision trois fois pour demander à ses partisans de voter pour le texte. (..) Le sénateur McCain était pour", a-t-il lancé.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle, John McCain, qui s'est toujours déclaré opposé à des dépenses à caractère clientéliste, a participé au vote du Sénat sans prendre la parole à la tribune, contrairement à son rival démocrate Barack Obama, sénateur comme lui. L'ajout de "douceurs" au texte initial pouvait dégoûter certains démocrates, dont les farouches partisans d'une réduction du déficit. "Je n'aime pas le fait qu'ils n'aient pas financé" les amendements, a laissé tomber le démocrate Steny Hoyer.

Mais pour d'autres, c'est finalement l'état de l'économie qui convaincra les législateurs. "Il est probable que la loi soit adoptée" à la Chambre, pronostiquait le démocrate Barney Frank. "Le gros changement qu'il y a eu, ce sont les conséquences très négatives sur l'économie, que ce soit à la Bourse ou sur le marché du crédit".

Le président Bush a appelé jeudi pour la 14e fois en 15 jours la Chambre à approuver le plan car la crise "affecte les gens qui travaillent dur".

Dans un sondage USA-Today/Gallup, 56% des Américains disaient avoir vu leur situation financière affectée par la crise au cours de ces deux dernières semaines.

©AFP
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