Le Quotidien- En Algérie beaucoup d’encre a coulé à propos des tomates de conserves tunisiennes vendues de l’autre côté de nos frontières ouest. « L’affaire », si affaire il y a, s’est déclenchée lorsque le président de la chambre de l’agriculture nationale algérienne est intervenu sur les ondes d’une radio nationale pour évoquer la concurrence des tomates de conserve importées par l’Algérie au détriment des producteurs locaux.
Citant la Chine, la Turquie et la Tunisie comme les principaux fournisseurs de son pays en matière de tomates en conserves en s’attaquant particulièrement au produit tunisien, un produit qui selon lui n’est qu’« un mélange de betterave, de potiron et de colorants ». Cherchant à convaincre ses compatriotes à avantager le « made in Algeria ».
En ayant eu vent de ces propos les industriels tunisiens ont exprimé leur indignation. Contacté pour voir ce que pensent les autorités sanitaires compétentes de la déclaration algérienne, Mabrouk Ndhif , responsable du département chargé de l’hygiène au sein du ministère de la Santé Publique, d’emblé a estimé « que c’est une histoire purement commerciale ». « Du point de vue rentabilité économique, il serait irrationnel que les industriels tunisiens rajoutent des betteraves et des potirons aux concentrés de tomates car, tout simplement, il s’agit de denrées qui coutent plusieurs fois plus cher que les tomates d’autant plus qu’ils sont plantés en quantités très dérisoires ».




