Des crises en cascade, il y a péril en la demeure

L'économie, les affaires et l'entreprise.

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Des crises en cascade, il y a péril en la demeure

Messagede アハメド le 26 Sep 2008, 10:56

Jamais deux sans trois ! Après les deux graves crises alimentaire et énergétique, le monde est en proie à une crise financière qui risque de le plonger dans une récession de longue durée….

Nous vivons à une époque où les crises surgissent subitement, répandant, par une espèce d’ondes de choc, leurs effets pervers aux différents coins de la planète. La sacro-sainte mondialisation a fait que les rapports entre les nations soient tellement imbriqués et interdépendants qu’aucune ne peut échapper au malheur qui touche l’autre. Que dire lorsque ce malheur intervient au cœur du système américain, celui qui dit piloter l’ordre mondial et en détenir toutes les ficelles.

Depuis la chute du communisme et la disparition de la bipolarité, le monde était régi par un seul système alors sorti triomphant de l’affrontement Est/Ouest : le capitalisme. Régnant sans partage sur les affaires du monde, ce modèle qui sacralise le capital et consacre la loi du plus fort, a pu apprivoiser toutes les institutions qui sont censées le réguler et en freiner les débordements, à ses fins purement mercantiles et à ses méthodes grossièrement spéculatives.

Libéré de tous les garde-fous et de toutes les règles -sa seule règle est qu’il n’ y a pas de règle- le capital a imposé son diktat au monde entier. C’est lui qui décide du destin des peuples et de leur subsistance en fixant le prix du kilo du riz ou celui du sac de maïs. C’est lui qui fait monter démesurément en flèche le cours du baril du pétrole à un moment où les champs pétrolifères sont au meilleur de leur production. C’est ce même système qui vend des chimères aux gens en leur accordant des crédits qui sont de loin au-dessus de leurs capacités de remboursement : la crise immobilière aux Etats-Unis, connue sous le nom de la crise «des subprimes », a lourdement affecté le système bancaire mondial, accélérant la survenue de la crise financière actuelle.

Derrière tout ce dispositif extrêmement vulnérable, se cachent les grandes multinationales régies par le culte du profit et dont le pouvoir imparable dépasse la sphère financière pour toucher les univers politique, économique, militaire etc. Ce sont des forces que personne et, encore moins aucun organisme d’arbitrage, n’ose stopper. Les seuls qui soient capables de leur tenir tête et de dévoiler leurs intentions malicieuses, mais uniquement en théorie, sont les économistes et les experts indépendants. Leurs analyses, pronostics et mises en garde ne servent toutefois à rien d’autre qu’à animer des débats télévisés ou des tribunes de journaux.

On est donc en face d’une situation d’abus de pouvoir caractérisé qui se développe dans l’impunité la plus totale. Et quand l’irréparable intervient, le capitalisme débridé se réfugie dans une espèce de protectionnisme, sinon d’étatisme qu’il a de tout de temps fustigé. En effet, en voulant sauver son système financier d’une déroute programmée, le gouvernement fédéral américain n’a trouvé d’autre solution que de débloquer des fonds publics pour résorber les créances douteuses.

C’est à ne plus rien comprendre. Une économie de marché est aux antipodes d’une économie interventionniste, l’Etat n’y a normalement aucun rôle sauf celui de contrôle et d’arbitrage. Or, dans le cas d’espèce, l’Etat s’est défait de ses missions principales en amont et le voilà au pied du mur, obligé d’intervenir en aval pour faire face au désastre et empêcher le pays de couler. Les pertes colossales essuyées aux Etats-Unis sont également tout aussi considérables à Londres, à Bruxelles, à Paris, à Berlin et on en passe.

Elles sont aussi substantielles dans les pays arabes, notamment dans les monarchies du Golfe, dont les placements se comptent par milliards dans les banques et les places boursières occidentales. La crise est donc générale et ses répercussions ne seront pas faciles à juguler, du moins à court et à moyen terme.

Maintenant que le capitalisme a montré ses limites tout autant que le communisme qui a longtemps plongé des populations entières dans le dénuement et la souffrance, que faire pour sauver la planète de la folie des hommes et de la dangerosité de leurs agissements ?

La réponse est seule et unique : opter pour un système humanisé, juste et équitable. Un système décentralisé, fondé sur des poids et des contre-poids, des pouvoirs et des contre-pouvoirs, qui obéira à des règles et des usages, et punira les abus et les débordements. Sauf que le réalisme veut qu’un tel système sain et propre n’ait pas de place dans ce monde de brutes ?


Source : Gnet
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Re: Des crises en cascade, il y a péril en la demeure

Messagede m@dm@n le 26 Sep 2008, 10:57

winou tajerek??? dhahrli la7keya bech tji avant decembre 2012
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Re: Des crises en cascade, il y a péril en la demeure

Messagede sidiEl3arbi le 26 Sep 2008, 11:18

les multinationales jouent à grand échelle, et ils ont oublié que pour tout produit le client final c'est les ménages. Ils ont longtemps tiré profit et les ménages ont résister en fouillant parfois dans leur épargnes, les spéculateur jouent avec les actions sans moral.une économié basée sur des hypothèse et des prédictions sur le marché global sans tenir compte du marché du quartier
Aujourd'hui les ménages sont épuisé, je pouvoir d'achat ne cesse de diminuer et la consommation recule, effet domino l'oblige, ca se propage et la consommation mondiale diminue sur tous les échelles, Aujourd'hui les usines américaines produisent au 3/4 de leur capacités
meme lorsque le marché global les oblige de baisser les prix les marchand de pétrole font tout pour préserver le baril au dessus de 100$
partager les benifices équitablement, controler les prix et les marges de bénifices sont les solution clés
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Re: Des crises en cascade, il y a péril en la demeure

Messagede KissCool le 29 Sep 2008, 23:36

Rejet du plan américain de sauvetage du secteur financier

Malgré les exhortations de la Maison blanche et des leaders démocrates, la Chambre américaine des représentants a rejeté lundi par 228 voix contre 205 le plan Paulson de sauvetage du secteur financier, faisant plonger la Bourse de New York.

La Chambre a décidé d'ajourner ses travaux jusqu'à jeudi.

Le projet mis au point par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, aurait autorisé le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les actifs douteux qui déséquilibrent les comptes des institutions financières et déstabilisent l'ensemble du système.

De nombreux représentants républicains n'ont pas suivi les consignes de leurs chefs de file et ont voté contre le plan tandis qu'une majorité de démocrates votaient pour.

Conséquence de ce rejet, la Bourse de New York a fini en baisse de 6,98%, sa plus forte chute en pourcentage depuis octobre 1987 et la plus importante en terme de points de toute son histoire. Le Nasdaq a perdu 9,14%.

Tant dans les camps républicain que démocrate, les sceptiques ont mis en doute la nécessité du plan et son efficacité.

La Maison blanche a exprimé sa déception et annoncé que le président George Bush rencontrerait son équipe d'économistes pour arrêter les mesures à prendre et contacterait les dirigeants du Congrès.

Bush s'est dit déçu par le vote de la Chambre des représentants et a promis d'aller de l'avant pour faire face à la crise.

"Nous avons présenté un plan d'envergure parce que nous avons un problème d'envergure", a-t-il dit aux journalistes après l'annonce du vote des représentants.

"Notre stratégie est de continuer à faire face à cette situation économique et nous allons continuer à mener une stratégie qui nous permettra d'aller de l'avant", a ajouté le président américain.

"Il ne fait aucun doute que l'économie est confrontée à une crise difficile qu'il faudra affronter", a dit Tony Fratto, porte-parole de la Maison blanche, qui avait pourtant prédit l'adoption du plan.

"LES RÉPUBLICAINS ONT TUÉ LE PROJET"

Il a ajouté que la Maison blanche souhaitait recueillir l'avis de Paulson et du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, avant toute décision.

Le président de la commission des Finances de la Chambre des représentants, le démocrate Barney Frank, a imputé aux républicains le rejet du plan.

"A ce stade, nous aimerions voir la réaction de l'économie avant de prendre une quelconque décision sur un futur projet de loi", a-t-il dit. "Les républicains ont tué le projet de loi", a-t-il accusé, ajoutant qu'il voulait voir ce que les représentants républicains qui ont voté contre souhaitaient maintenant faire.

Le candidat démocrate à l'élection présidentielle, Barack Obama, s'est pour sa part déclaré confiant dans l'adoption au final d'un plan de sauvetage.

"Je suis confiant dans le fait que nous allons y arriver. Cela va être un peu agité", a expliqué Obama, ajoutant que les choses n'étaient jamais "faciles" au Congrès.

Obama a déclaré avoir parlé au téléphone avec Paulson, avec la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, et avec d'autres parlementaires, après le rejet du projet.

"La stabilité de toute notre économie est menacée", a expliqué le sénateur de l'Illinois.

Il a appelé les Américains et les marchés financiers au calme après le rejet de ce plan.

Nancy Pelosi, pour sa part, a dit être prête à oeuvrer au-delà des clivages politiques pour faire adopter le texte.

Elle a précisé s'être entretenue avec Paulson peu après le rejet du plan.

Le camp du candidat républicain à la Maison blanche, John McCain, a accusé pour sa part Obama de n'avoir pas su ou pas voulu imposer ses positions aux représentants démocrates, en "faisant passer la politique avant l'intérêt du pays", a dit Douglas Holz-Eakin, conseiller de McCain.

Le projet avait été proposé le 20 septembre par l'administration Bush. Le Congrès l'a examiné et amendé en quelques jours, poussé par la Maison blanche qui a souligné que des mesures urgentes étaient nécessaires pour éviter une catastrophe.

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