LE CHANTIER DE MA VIEModérateurs: Les Amazones, Les Chevaliers LE CHANTIER DE MA VIEMa vie est en chantier…La phase « étude » a pris un peu plus que vingt ans et je commence à peine à établir les fondations…
J’avoue que ce n’était pas facile pour en arriver là… autant de recherches que de documentations, d’expériences que d’expérimentations étaient à l’ombre d’une magique progression… je gribouillais tout le temps sur les pages de mon expérience, j’esquissais des situations, des rapports, des relations … lesquels je développais le bon fonctionnement, la bonne ossature pour l’équilibre de la structure… mais, plusieurs d’entre elles ont fini à la poubelle … il y avait chaque fois comme un dysfonctionnement qui me poussait à abandonner et à recommencer de nouveau… j’examinais alors les défauts, rajoutais des idées, m’imposais des contraintes et parfois même arrivais à fuir tout ce qui précédait à la recherche de la perle rare, exceptionnelle… Sauf que ce qui était bizarre, c’est que j’avais du mal à passer d’une esquisse à une autre… je sentais cette chose qui me cramponnait et m’empêchait d’innover librement… une forme d’attachement, une crainte de déchirure ou de désengagement… je ne pouvais tourner la page sans trouver ce bout de moi ou de mon âme qui s’incarnait dans la dernière pour le transporter avec moi vers la nouvelle… j’effectuais ainsi soigneusement la transition afin de reconcevoir prudemment mes relations et retracer les limites de mes connexions… et je me lançais encore, à nouveau dans la modélisation de la prochaine proposition…à chercher d’abord les réponses à mes questions… à s’assurer ensuite des bonnes solutions et à suivre par la suite l’éventuelle évolution … Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Re: LE CHANTIER DE MA VIEMa première esquisse : Une relation folle, innocente avec une forte dose d’amour et d’adrénaline… une relation ou l’amour et le risque s’additionnaient, se multipliaient, se partageaient, se divisaient…. Bref, se calculaient sous différentes formes mathématiques en allant du risque de l’amour jusqu’à en finir dans l’amour du risque … On s’aimait tout court, tout simplement… j’adorais être avec lui, voyager dans l’aventure de ses folies, intégrer le monde de ses envies… Avec lui, je me découvrais, je me surpassais… Avec lui, je me croyais souvent dans un film ou dans une bande dessinée… je visualise ces souvenirs, je replonge dans ces moments, sous forme d’un bandeau d’images figées, flottantes dans la bulle de mes pensées, gravées sur la pierre de mon passé. Je les énumère dans ma tête dans une fréquence régulière ponctuée de flashs étincelants_ l’image d’un coucher de soleil témoignant d’un baiser volé… l’image de mains entrelacées, de doigts entrecroisés véhiculant le trajet de notre destinée … l’image d’une autoroute fuyant protocoles, contraintes et civilité… l’image de ses yeux qui éclataient de passion, de ses lèvres qui échappaient de raison, qui invitaient à l’abandon_
Je crayonnais vivement le squelette de ces images… il les compléter, les traitait délicatement, … il les habillait, les étoffait, les façonnait …il les marquait d’une empreinte virile, touchante et émouvante… On se réjouissait à dessiner ensemble les schémas de notre projet… dans une forme de folie et d’instabilité… jusqu’à ce que la distance nous a séparé… jusqu’à ce que nos yeux ne voyaient plus que des paroles propagées… Loin de lui, je tentais de garder ces dessins en sécurité, je luttais contre les tourments du temps, les entrailles de la tentation… toute seule, je réexaminais régulièrement les plans projetés… je retraçais ce qui tentait de s’effacer …je calculais le degré de stabilité … et pour longtemps, la confiance m’avait trahi, l’illusion m’avait emporté. les pages de ces plans ne faisaient que jaunir… On avait dépouillé mes gribouillages, dénudé mes rêves, défoncé ma propriété… tout s’apprêtait à s’écrouler… il entreprenait pourtant des études de faisabilité, mais de mon côté, je ne voulais plus ni dessiner, ni écrire… sur les vieux pages, j’ai cessé de noircir… ma foi en cette relation ne pouvait que vieillir…en dépit de la peine qui saccadait à maintes reprises mes désirs. Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Re: LE CHANTIER DE MA VIEsalut fattoum
te lisant parfois je me sens dans un hyperespace.Je me vois traversé d'une troumente de formules mathématiques, de variables infinies, de quotiens , de fonctions...Je me sens suspendu dans l'air , comme si je devais attérrir par projection, sur une table traçante, pour générer des dessins en perspectives, des esquisses bidimensionnelles voire tridimentionnelles. J'"entends" des oscillations,j'imagine des sinusoïdes, je mes sens entrainé sur une hyperbole infinie sans point de chute. Et comme si ça ne suffisait pas tout cet univers n'est qu'un petit grain de poussière qui flotte dans l'air, d'une bulle d'air, qui remonte le long d'un substrat qui se dépose au fond d'une éprouvette , le tout étant bombardé par une constellation, de théories, d'hypotèses, de propositions et de tautologies. Ton univers est un laboratoire infinitésimalement petit, micrométrique, angstromique, non! gigantèsque, tu le dilates et du le rétractes au grès de ton humeur, de tes sauts d'humeur.Tu le délaisses des lustres et tu l'investis à la hâte, tu y sèmes l'entropie totale, puis à la hâte tu repars , tu le délaisses, sans conclusions ,ni corollaires. des à prioris et des fortioris. Des structures en hachures mais sans texture, en pointillé contigu mais jamais tracées en continu. Un bigbang de questionnements mais les réponses attenderont. tes ecrits techniques m'ont inspiré de répondre pareillement. Dernière édition par Electrical le 06 Oct 2008, 15:58, édité 2 fois.
humain
Re: LE CHANTIER DE MA VIEc'est décidé!!je ne lirais plus jamais tes écrits...a chaque fois que je te lis,c'est toute mon ame qui empathie!!
bon courage ma belle Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup. Qui vole un bœuf..est vachement musclé ![]() Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Re: LE CHANTIER DE MA VIEelectrical: merci pour la réponse , cette critique ne pourra que m'être utile
salmouta: ça me ferai de la peine si tu cesse de me lire Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Re: LE CHANTIER DE MA VIEMa deuxième esquisse : les premières lueurs remontaient à une relation correcte mystérieuse, à une amitié trompeuse… il y avait une sorte de connivence qu’on retrouve entre l’atome et son électron, entre la porte et sa clé… Je pouvais sentir de loin l’odeur de sa peau, il lisait dans mes yeux les sensations, les mots écrits, effacés, réécrits barrés, reréécrits interdits sur le livre de mon émotion… il y avait tout aussi une certaine inadéquation comme celle de l’huile et de l’eau… Je savais parler pour des heures sans que le moindre message puisse pénétrer l’hémisphère droit de son cerveau … mais à un moment donné, on s’est retrouvé en couple. Je ne sais par quel miracle ou sous quelle forme ça s’est produit pourtant j’avais du jour au lendemain, mes crayons à la main, prête à reconcevoir une nouvelle version du dessein de mon cœur… Comme toute ébauche de conception, il fallait tout d’abord étudier du terrain pour dégager ses potentialités, tâter ses faiblesses… Pour nous, s’offrait une assise assez solide en termes d’habitudes, de traditions et d’éducation… source toute bonne pour un excellent début de connexion dans le couple que nous faisions, sur le plan « entente et complicité »… mais le démarrage de cette phase était pour moi beaucoup plus difficile que je ne l’aurais pu imaginer … Je ne pouvais chasser de mon esprit la trace de mon premier projet !... les débris au fond du plus profond de moi rejaillissaient en surface à chaque fois qu’il m’approchait ou qu’il m’effleurait… à chaque fois qu’il me prenait dans ses bras… je m’imaginais à l’ancienne époque … lorsque ces autres bras m’enveloppaient et aspiraient par leur chaleur la froideur de ma coque… lorsque toute ma charpente émotionnelle fondait, coulait en liquide dans leur inondation passionnelle… je fermais les yeux et je ne voulais plus les ouvrir, à vouloir n’être l’emprisonnée que de mes propres émois… à fuir la réalité et ce sentiment de culpabilité mélangé à du regret…. quand je les ouvrais et que je tombais de haut de ces multiples étages de moments recomposés, d’effets maquillés et de vérité masquée … je voulais tout court, l’appeler par un autre nom, regarder d’autres yeux ,embrasser d’autres lèvres, toucher d’autres mains … mais je m’en voulais en même temps de s’abandonner à cet avalanche venant du passé avec ses courants de joies et de peines, de délice et de haine… je me sentais bien mais mal, je me traitais d’infidèle, qui au moment ou l’on devrait être le plus sincère, je me réjouissais dans l’illusion du virtuel… Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Re: LE CHANTIER DE MA VIEQue cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
c'est tellement... no comment! bravo! ![]() Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Re: LE CHANTIER DE MA VIEla meme pensse me revient a chaque fois que je relis les posts de mes macciens preferes, ceux postant dans a vos plumes...
combien l etre humain peut lier sa destinee, sa vie a sa vie amoureuse.... tam, je redecouvre tes histoires a travers tes non dits, moi qui ai partage tes experiences au quotidien je les vois sous un autre angle aujourd hui, c est peut etre le recul aussi qui te fais dire ca, ce sont peut etre les annees qui nous changent ma belle, promis je reviens bientot, c est decide je ne tarde pas, on rephilosophera en live ma cherie... Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs...
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
fattoum pourrais je insérer un "copyright émois de salmouta" en dessus de ce passage? Je plaisante biensur mais tu l'auras compris, à chaque fois que je te lis,je me vois en toi ou plutôt dans tes écrits,tes mots si pertinents,si percutants... et ça m'effraie Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup. Qui vole un bœuf..est vachement musclé ![]() Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
fattoum, bravo ! tu devrais sérieusement penser à te faire éditer ps : raja1 aussi, d'ailleurs ... n'est-ce pas partner Regarde, mais surtout ne touche pas.
Touche, mais surtout ne goûte pas. Goûte, n'avale surtout pas ! L'associé du diable My esnips>My Playlists>RadioMac125 My over-blog
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
tu me manques partner blasstek 5ayba.... Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs...
Re: LE CHANTIER DE MA VIE
Moi aussi Regarde, mais surtout ne touche pas.
Touche, mais surtout ne goûte pas. Goûte, n'avale surtout pas ! L'associé du diable My esnips>My Playlists>RadioMac125 My over-blog
Re: LE CHANTIER DE MA VIEmerci pastissssss
Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
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