Je ne pouvais chasser de mon esprit la trace de mon premier projet !... les débris au fond du plus profond de moi rejaillissaient en surface à chaque fois qu’il m’approchait ou qu’il m’effleurait… à chaque fois qu’il me prenait dans ses bras… je m’imaginais à l’ancienne époque … lorsque ces autres bras m’enveloppaient et aspiraient par leur chaleur la froideur de ma coque… lorsque toute ma charpente émotionnelle fondait, coulait en liquide dans leur inondation passionnelle… je fermais les yeux et je ne voulais plus les ouvrir, à vouloir n’être l’emprisonnée que de mes propres émois… à fuir la réalité et ce sentiment de culpabilité mélangé à du regret…. quand je les ouvrais et que je tombais de haut de ces multiples étages de moments recomposés, d’effets maquillés et de vérité masquée … je voulais tout court, l’appeler par un autre nom, regarder d’autres yeux ,embrasser d’autres lèvres, toucher d’autres mains … mais je m’en voulais en même temps de s’abandonner à cet avalanche venant du passé avec ses courants de joies et de peines, de délice et de haine… je me sentais bien mais mal, je me traitais d’infidèle, qui au moment ou l’on devrait être le plus sincère, je me réjouissais dans l’illusion du virtuel…
fattoum pourrais je insérer un "copyright émois de salmouta" en dessus de ce passage? Je plaisante biensur mais tu l'auras compris, à chaque fois que je te lis,je me vois en toi ou plutôt dans tes écrits,tes mots si pertinents,si percutants... et ça m'effraie
Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup.
Qui vole un bœuf..est vachement musclé
Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Et comme le pensent plusieurs, le temps est meilleur remède à tout problème… mais aussi meilleure arme dans cette perpétuelle guerre entre le cœur humain et la vie… Pendant des années, je n’ai cessé de griffonner l’évolution de mon couple … je développais peu à peu le contre projet qui dépassait de loin le premier dans l’apparence et le fond… les croquis se multipliaient à chercher les différents points de vue de ce que pouvait s’établir entre lui et moi. Vous savez cette espèce de chaîne spirituelle ou morale qui t’attache à quelqu’un??... dans laquelle, au fil du temps le nombre des mailles augmente et croît pour consolider l’attachement et renforcer la dépendance. C’est vraiment un phénomène extraordinaire ! Chaque jour, naissais en moi un bébé cherchant la tétine de sa mère, un aveugle cherchant sa canne, une fillette cherchant les bras de son père ! Chaque jour, je ne me réveillais que sous la tendre réverbération de sa voix et je me sentais comme en sécurité, chargée de force, alimentée en confiance_ Confiance en moi, confiance en lui, au jour qui s’apprêtait à commencer, aux années qu’outrepassaient en vitesse le présent et le passé …
Des années se sont écoulées … je n’ai cessé d’étudier, de réétudier, parfois même de redresser, parfois d’autres de manier et de corriger, puis tout d’un coup d’abandonner mais tout de suite après de rattraper et renouer… je galopais dans un champ d’ humeurs et états d’âme étonnants, parfois inquiétants… à surpasser mes pleurs par le sourire, à rythmer mes rires par le soupir…
Des années se sont écoulées… il n’a fait que m’observer… il parlait peu, réagissait peu… il sombrait dans un silence angoissant, un puits d’intensions creux, profond. Tellement profond qu’on n’arrive même pas à entendre le son de la pierre toucher au fond … que je ne pouvais recevoir qu’un écho fantôme de mes questions harcelantes, intrigantes… En effet, il m’intriguait au point de m’exciter, au point de m’inciter à passer des heures rien qu’en pensant à ce qu’il pressentait réellement derrière sa façade opaque nonchalante. Au début, Je m’amusais à déchiffrer les codes de ses expressions, de ses réactions, … à considérer le plus angélique des suppositions et rejeter le diabolique des présomptions… et peu à peu, l’intrigue s’était transformée en une curiosité affamée insolite qui m’inhibait à son tour de doute et d’incertitude. L’évidence, la confiance étaient enfouies, dissoutes comme se dissout le sucre dans l’eau. Je consommais quand même cette eau quelques part sucrée, mais lourde et pénible à digérer ...
Des années se sont écoulées… nous deux développions des perspectives de cet objet, des perspectives différentes, fuyantes vers des points différents… Oui, c’était le même objet pourtant qui faisait que cette chaîne s’était affermie puis raffermie pour nous lier des plus beaux moments, des regards innocents… d’enfants, des câlins les plus tendres, de nous mettre en cendre… des plus beaux frissons _ Le même objet, le même projet qui voyait échafauder des sentiments fondants , couler des émois en béton, dresser des armatures en conjonction, en convulsion… mais la chaîne s’était allongée puis rallongée, encore s'était prolongée jusqu’autour de nous pour nous embobiner dans la confusion de l’attachement… nous étions scotchés l’un à l’autre sans pouvoir définir la nature de ce liant. Comment pouvais-je désirer ces lèvres et rejeter les paroles qu’elles émettaient au même temps ??? Comment pouvait-il aimer mes graphiques sans prendre conscience de ma logique ? Des graphiques dessinés d’amour et de passion, ombragés de compassion … ma logique illogique d’un cœur qui donne sans limites de l’affection, de l’attention !
Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
je reste sans voix devant ce mini chef d'oeuvre...ce ne sont pas les idées, ni les sentiments qui me touchent...(je les connais déjà) ce sont les mots qui se succèdent et qui se lient les uns aux autres d'une façon diffuse...je n'ai pas écouté une chanson, je n'ai pas lu de récit...j'ai lu une chanson
Je veux ressentir cette force surnaturelle qui me guidera vers quelque chose sans que je me pose mille questions. Et aujourd’hui, je suis toujours à la recherche de cette direction,… qui fera peut être de moi une femme complète »
My dream is to fly over the rainbow so highhhhhhh...direction essmé esseb3a
peut être que le project a une durée de vie, un organigramme, une séquence, un ordonnancement des tâches, et des délais, au-delà desquels s'il y a dépassement, il y a sanctions, perte de confiance et relâchement, peut être même un abandon.
un project a une vie, une phase de conception, une réalisation, une livraison et un support. et des améliorations, un cycle répétitif, comme les anneaux d'un arbre qui viennent chaque année renforcer le tronc, et le faire résister aux intempéries et à l'épreuve du vent.
un sculpteur a beau regarder son croquis sur calque ou papier, mais un jour il devra passer à la pierre, au burin et au marteau. ou au moule et au fourneau et au coulage de son précieux minerai.
une pensée , peut être un délire, ou qui sait peut être même une vérité.
Ne prends pas la vie trop au serieux, ne vis pas le passe ni le futur mais le PRESENT. Et motive toi par qlqchose de spirituel/religieux qui te fais rappeler ta vrai identite...que tu n'es pas ici pour amasser de l'argent, success, relation, enfants, maison, voiture, carriere professionnelle, prestige...etc tout ca c une illusion, alors ne la prends pas trop au serieux.
Moerpheus to Neo:
"Unfortunately no one can be Told what the Matrix is, you have to see it for yourself" What is real? How do you define real? If you're talking about what you can feel, smell, taste and see then real is just electrical signals interpreted by your brain"
Ne prends pas la vie trop au serieux, ne vis pas le passe ni le futur mais le PRESENT. Et motive toi par qlqchose de spirituel/religieux qui te fais rappeler ta vrai identite...que tu n'es pas ici pour amasser de l'argent, success, relation, enfants, maison, voiture, carriere professionnelle, prestige...etc tout ca c une illusion, alors ne la prends pas trop au serieux.
Moerpheus to Neo:
"Unfortunately no one can be Told what the Matrix is, you have to see it for yourself" What is real? How do you define real? If you're talking about what you can feel, smell, taste and see then real is just electrical signals interpreted by your brain"
lalloutta: ça me touche énormément que t'apprécie le style ou la façon dont c'est écrit et ça m'encourage davantage à avancer et relater les événements de ce récit . merci (je t'adore) electrical: je suis parfaitement d'accord avec toi, tout projet a une phase de conception et d'étude puis de réalisation concrète, mais en général l'étude prend beaucoup plus de temps pour que la deuxième phase se fasse rapidement et sans ambiguité... bon peut etre que je passe à cote de la plaque mais si je considère cela en tant que critique, j'avoue que je m'attarde trop sur les faits et qu'il manque un peu d'action. ( c'est ce que t'as voulu dire ou jme trompe?) tajrek: j'ai pas trop compris ton commentaire . au fait j'essaye à travers ce bout de texte de raconter une histoire mais diffèremment et ça n'a pas de rapport direct avec moi et ma vision de la vie
Dernière édition par fattoum le 14 Oct 2008, 23:08, édité 1 fois.
Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…
Et à la fin de ces longues et brèves années, c’était le flou total ! Notre projet d’amour a vu plusieurs mutations ou peut être révélations… la nonchalance s’était métamorphosée en désobligeance, déception et trahison_ il a trahi mes rêves, nos rêves ensemble et ses promesses jadis… des promesses évaporées pour joindre un nuage noir d’inquiétude et de dépit. En lui, je ne percevais plus qu’un bloc de pierre dur et immuable à la vue de mes larmes affligées, affaiblies… qu’un bloc de glace encastré face à mes alertes d’abolition de tout ce projet en théorie… et au bout d'un moment, j'ai tout compris... la fausseté de ce projet fut que je prenais mes « je ne peux me passer de lui » pour une vérité absolue, que j’attendais sans espoir l’entendre chanter à mes oreilles « everything i do » de bryan … entendre ces paroles,défoncer la porte de son corps rien que pour rester dans le berceau de son fort… mais Monsieur parlait à peine de son « lui enterré » que dire de chanter à pleine bouche des paroles qu’il entendait… parce que s’il aurait chanté, il l’aurait fait quand le contact devenait pénible pour ne pas dire impossible… il m’aurait chanté « laisse moi partir » de Patrick et je l’aurais laissé sans un mot …ou peine visible.
En route vers la troisième esquisse :
Que cette ligne droite de mon existence se brise, se déchaine, s’assouplisse, se dérange et dérange l’ennui de mes envies…