Mort à Grasse: a-t-il été asphyxié par les policiers?
Par La rédaction du Post , le 13/05/2008
Malgré l'autopsie, on ne sait toujours pas comment est mort Abdelhakim Ajimi après son interpellation. Une information judiciaire est ouverte.
Abdelakim Ajimi
AFP/MICHEL GANGNE
Une information judiciaire a été ouverte mardi, après la mort, vendredi, à Grasse, d'Abdelhakim Ajimi, après son interpellation.
Selon l'avocat de la famille Franck de Vita, Abdelhakim Ajimi n'est "pas mort naturellement."
Que dit l'autopsie?
"'Possibles signes asphyxiques, pathologie cardiaque, et pas d'écrasement de la trachée'", résume la journaliste au Post.
"L'autopsie n'a pas permis d'établir précisément les causes de la mort et des examens complémentaires concernant le coeur et les poumons seraient prévus. Je ne comprends pas pourquoi ça n'a pas déjà été fait", déclare quant à lui l'avocat Sylvain Pont.
Quoi d'autre?
"Une information judicaire contre X pour homicide involontaire est ouverte, et deux juges d'instruction vont être nommés" poursuit Valérie Allasia.
Comment est mort Abdelhakim Ajimi?
"Toujours selon le procureur, ce ne sont pas les coups portés qui ont causé la mort du jeune homme, mais les techniques d'immobilisation utilisées par les policiers, comme l'étranglement, ont peut-être joué un rôle", reprend la journaliste.
"L'interpellation menée par les policiers était justifiée, les techniques d'interpellation étaient justifiées. Ces techniques, qui sont traumatisantes, ont-elles été maîtrisées? Tout est question de mesure et de dosage. C'est une question à laquelle devra répondre l'instruction" a précisé le procureur de la République de Grasse.
Mort non naturelle?
"L'hypothèse de signes asphyxiques témoigne bien d'une mort non naturelle et donc, selon nous, d'une faute d'au moins un des policiers lors de l'interpellation" a quant à lui déclaré Me Franck de Vita, l'autre avocat de la famille.
http://www.lepost.fr/article/2008/05/13 ... quete.html
Je crois que la version des policiers vis à vis du procureur de la République va permettre de comprendre cet acharnement envers ce tunisien.