Viens... prends moi... Partons... à grands pas... A petits pas... Peu importe... A nos propres pas... Viens... pieds nus... Marchons au dessus des hommes... Au-delà de leur histoire... Au-delà de leur temps... de leur vie... Au-delà de leur Rome... au-delà de leur Paris... De leur Grèce... de leur perse... Viens... sortons de leur troupeau... Et créons notre propre monde... Un monde ou il n y a ni bien... ni mal... Un monde sans enfer... sans paradis... Un monde où l’amour est roi... Où l’amour est foi... Où l’amour est loi... Un monde à nous deux... Rien que nous deux... Viens... partons... Mais avant... Jetons nos habits... Otons nos alliances... Il faut qu’on se purifie... De nos peurs et nos souffrances... Plonge avec moi dans cette rivière de l’oubli... Vêtons nous d’eau de pluie... Et vivons... parce que jusque là... On n’a jamais vécu...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Cher compagnon d’amertume... Oublions nos cœurs qui partent en écumes... Allions nos soupirs et nos faiblesses... Et affrontons nos haines et nos tristesses... Au moins, nous deux, on sait bien ce qu’on veut... On sait bien que la vie n’est qu’un jeu... On ne cherche plus le baiser qui fait trembler... On ne cherche plus l’amour qui fait pleurer... Nous vivons le jour au jour... En enterrant nos illusions d’amour... Viens, libérons nous des pièges des sentiments... Libérons nous des cages des engagements... Prenons la voie du plaisir... Et laissons nous guider par nos plus profonds désirs... Laissons aux novices les rêves enfantins... Devions... et créons notre propre destin...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
J’ai toujours rêvé de fonder une famille... D’avoir des enfants... D’être l’épouse idéale... D’être la parfaite maman... Mais... apparemment... Toute ma vie, je ne serai qu’un papillon... Mon destin serait de goûter à toutes les fleurs... Sans modération... D’être belle... mais seule... D’être libre...mais éphémère... D’être moi... Tout simplement...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Ne me demande pas qui je suis, où je vais... Ce que je veux, ce que je fais... Je ne saurai répondre... Je ne saurai comprendre... Tout ce que je sais c’est que je suis là... Face à toi... Rêvant... Tremblant... Devant cette beauté... Tu te tiens devant moi... Telle une déesse grecque... Telle une reine sur une interminable partie d’échec... Droite, fière... Défiant tous les joueurs... Pure... Telle la vierge de Michel-Ange... Une illusion... Une muse... Mystérieuse... Ensorceleuse... Et moi... Charmé... Je fonds... En écume... Emporté par les vagues de ton audace et ta pudeur... Calme et rêveur... Je ne suis que sentiments... Brûlants... Coulant le long de ton corps... Parcourant... Goûtant... A chaque millimètre de ta peau blanche... Délicatement... A travers tes cheveux noirs... Je me perds... Je me cherche... J’essaie de me définir... De me ressaisir... Mais je ne trouve qu’un amant gourmand... Un amant fou de toi... Qui, à ton contact s’évapore... S’oublie... S’efface... Ne voit que toi... Rien que toi... Qui n’existe que lorsque tu es la... Qui ne comprend le sens de son existence... Que lorsque il s’approche de toi... Lorsqu’il se brûle les doigts... En essayant de te toucher... De te saisir... Toi... Son soleil psychédélique... Son Délire... Son rêve... Qui le fait naître... Et qui l’achève...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Nostalgique... De tous ces moments éphémères et magiques... Qui nous réunissaient... Sur un rocher... Au coin d’une rue... Au pied d’un arbre... Rêveurs... Amoureux... Heureux... Candides... Ignorants... Accueillant l’avenir avec l’espoir et le sourire... Quand on se confessait timidement nos angoisses et nos désirs... Quand on avait le regard transparent... Innocent... Quand on cherchait dans les yeux de l’autre... Les réponses à toutes nos questions... Quand on ramait dans l’océan de l’incertitude... En s’attachant à nos promesses et nos habitudes... Quand on se serrait la main... A travers les périples de l’errance... Quand on se plaisait dans la rébellion... Bannissant l’obéissance... Quand on s’embrassait... En se jurant fidélité... Quand on se jetait à plusieurs... Dans notre vaste recherche identitaire... Quand on se racontait nos petits bobos... En partageant une cigarette, en enterrant nos mégots... Quand on se projetait ensemble dans le futur... En s’imaginant adultes, fiers de nos aventures... Quand on était capable de rêver... Quand on était capable de pardonner... Quand on se croyait plus fort que cette vie... Qui a finit par nous souiller... Par nous séparer...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Culpabilité ? J’ai rayé cette case de ma conscience... On ne vit qu’une fois, alors j’essaie de pimenter mon existence... Pourquoi ? Parce que toutes les histoires d’amour finissent mal en général... Et mon idole n’est pas la vierge sur son piédestal... L’amour est un concept très flou et très vaste... « Plaisir », c’est le mot précis, c’est le mot juste... Moi, entre anges et démons, j’ai démoli les barrières... C’est nettement plus excitant de chatouiller les frontières... Fidèle ? Bien sur que je le suis... Mais uniquement à mes désirs et mes envies... Certes, elles sont différentes nos perceptions de la fidélité... Mais il n’y a que la mienne qui me plait et me satisfait... La vie est trop courte pour la dédier aux vertus... de plus l’homme qui mériterait ça, ne pourra jamais être conçu... Les règles de pureté que vous vous tuez pour nous les transmettre sans cesse... Moi, je les caresse, je les embrasse et fièrement je les transgresse... Oui, vous pouvez me jeter des pierres et dire que je suis démoniaque... Mais au moins moi je m’assume et je n’étouffe pas derrière vos jolis masques...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Que ferai-je de toi ? Que ferai-je de ton image ? Gravée sur la roche de mon destin... Tel un vulgaire tatouage...
Que ferai-je de tes larmes ? Que ferai-je de tes rêves ? Qui m’inondent et me désarment... Dès que la nuit s’achève...
Que ferai-je de tes désirs ? Que ferai-je de ton amour ? Comment pourrai-je m’extraire de ton avenir... Si je donne sens à tes jours...
...
Que ferai-je ?
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Pourquoi tant de chagrin ? Pourquoi tant de lassitude ? Est-ce la faute du destin ? Ou de mon attitude ? Quand j’espère un « je t’aime »... J’ai droit à un « je t’aime bien ».... Et quand je pense à demain... Je sombre dans l’incertitude... ... Addicted to love... Une petite fleur bleue... Prisonnière de son alcôve... ... Je ne veux pas d’aventures... Je veux un avenir sur... Un amour pur... Mais apparemment c’est trop demander... Dans ce monde où la fidélité est une injure...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Tu sais... J’ai toujours essayé de me convaincre que tu n’es qu’une bêtise d’adolescence... Mais malheureusement.... Le temps n’a fait qu’accroître ma dépendance... Dix ans... Dix ans déjà loin de toi... Pendant lesquels tu as toujours été au fond de moi... Je transportais ton image de pays en pays... De ville en ville... Avec une larme indélébile... Et une candeur juvénile... Après toi, dans ma vie, les hommes n’ont fait que défiler... Aucun homme après toi ne me satisfait... T’étais si beau... T’étais si parfait... Aucun d’eux n’a réussi à ressusciter cet éblouissement... Cet émerveillement de petite fille qui me prenait... A chaque fois que tu souriais... A chaque fois que tu parlais... Tel un personnage fantastique... Tu m’enchantais... Je n’ai jamais pu retrouver des yeux comme les tiens... Si noirs... si profonds... Si ensorcelants... Si apaisants... Non... Aucun homme n’a su me faire trembler... N’a su me faire retrouver ce doux frisson qui m’enveloppait... Quand nos regards se croisaient... Non... Aucun homme... Ne peut te remplacer... Si seulement tu savais... Combien j’ai pu t’aimer...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Prisonnière dans les couloirs de l’errance... Cherchant à comprendre la vie et son essence... Pourquoi tant d’obligations... tant de cloisons... Nous barrant la voie du plaisir et nous dirigeant vers la souffrance.... Pourquoi faut-il toujours écouter sa tête... et ignorer les supplications de ses sens... Pourquoi on ne casse pas les menottes de la soumission et la dépendance... Pourquoi on nous méprise quand on réclame le délivrance... pourquoi on nous demande d’être réaliste... si on se plait dans les rêves de l’enfance... Pourquoi enfermer notre imagination et renoncer à croire aux miracles de l’amour et la chance... Pourquoi baisser les bras et se soumettre aux délires du destin... si on a le pouvoir de tracer notre propre chemin... pourquoi faire comme tout le monde... si on peut dépasser leur course et leur concurrence... Pourquoi ne pas instaurer nos propres règles dans ce monde qui nous imprègne d’indifférence... c’est quoi le mal d’assumer ses désir et de rechercher la transparence... qu’est ce qui nous empêche de quitter le troupeau si on emmerde le berger et son ignorance... Que des questions... Aucune réponse... Si tu me comprends... joints toi à moi... Sinon... laisse moi seule... Continuer mon errance...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Je ferme les yeux... Et je me fais bercer... Par un rêve anodin... Vibrant entre les doigts de Chopin... Une douce berceuse... Défiant ma personnalité tortueuse... Dénudant mon âme d’enfant... Et au trajet d’une larme solitaire... Je reconnaîs mon histoire... Une larme chaude... Frileuse... Qui trace son chemin... Silencieuse et mystérieuse... Tout comme moi... Elle ne baisse pas ses yeux... Ne voulant pas afficher sa défaite... Elle se laisse glisser tendrement... Vers sa fin... Mais elle part... Le secret au fond du cœur... Vaincue mais fière... Le sourire au bout de la lèvre...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Touch me... Kiss me... Breath me... Hold me... Suck me... Do wathever you want... with me... Let me be your dream... Because i can’t be true... Let me be your god... Just for you... Let me be your Hell... Let me be your paradise... Be mine... And let me be yours... Kill me... I just can’t refuse... Close your eyes... Give me your nights... Give me your lips... Give me your heart... And let me show you... The lights of desire... The ways of fire... Be silent... And hear my soul... Let me die... Let her cry... Sing... Just try... Try me... Try the chemeric love... Try the psychedelic war... Follow me... Be my men... Touch the power of my tears... Drink the sweetness of my arms... Smoke the darkness of my fears... Be free... Challenge me... Hug me and fly... Come on... Across the sky... Don’t look around... There is no one... but us... There is no god... but us... There is no life... but us... There is only you... Me... And this dangerous love...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Je t’écris... Parce que ma langue lasse n’a plus la force d’articuler... La pauvre langue désormais blasée... Devant les plus beaux festins divins... Qu’on pourrait imaginer... Une langue paresseuse... Fatiguée... De lécher maladivement ses propres plaies... Elle a soif de toi... De ton goût sucré... Parce qu’après toi, elle sait... Qu’elle ne rencontrera... Que des amertumes acidulées.... Nostalgique... Du temps où elle était jeune... Curieuse... Adolescente et motivée... Le temps où elle parcourait ton corps... Comme si elle avait envie de retracer ses traits... D’accentuer la courbe d’une épaule ou d’une hanche... Errante... Entre la douceur de ta nuque... Et la fraîcheur de tes baisers... Comme une vraie gourmande... Elle ne voulait rien lâcher... Elle se perdait insouciante dans les périples de ton corps... Comptant toujours sur tes désirs pour la guider... Sur tes frissons pour l’orienter... Sur tes lèvres pour la repêcher... Elle nageait... Paisiblement... Entre les vagues de la volupté... Où un sourire... Un petit gémissement... Lui indiquait l’arrivée à l’île espérée... Mais après avoir effectué... Tant de voyages... Sur ta chair adorée... Après se l’avoir appropriée... Après avoir appris à s’y retrouver... Dans le noir... Après avoir gravé son nom... Sur la porte de cet Eden rêvé... Comment veux tu qu’elle aille ailleurs... Et découvrir de nouveaux sentiers... Malheureusement... Elle a dépassé l’age de semer des miettes... Pour se retrouver... Et de s’aventurer... Dans des recherches vaines et insensée... Elle préfère mourir silencieusement... Et sécher... Que de profaner le goût... Que tu lui as laissé...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Ce beau jour je me coupe les veines... Ne venez pas chercher la cause... Admettez que l’avènement de ma peine... Il n’ y a que la mort qui me le propose...
Un tourbillon d’amertume et de haine... Dont il a fallu que je me repose... Ça faisait bien longtemps que je traîne... Les briques de cette vie morose...
Sur les parois de mon etre s’engrènent... Les squelettes de mes vieux rêves roses... Et entre une larme et un amen... C’est mon cadavre qu’on dépose...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom