Au secours ! je bascule ! Attrapez moi ! je coule ! Le coté sombre au fond de moi se révèle... Il m’absorbe, il m’attire, il m’appelle... Il suffit de peu au Démon pour séduire un ange déchu... Il valorise mais faiblesses, il embellit mes péchés... Il m’invite à un monde où je pourrai tout faire... Sans interdits, sans tabous, sans peurs... Il me promet la force et le pouvoir... Il me promet de goûter enfin à la victoire... Bannie du paradis... aux portes de l’enfer... Dois je faire demi-tour ou franchir cette barrière... J’avance seule le long de ce sombre couloir... J’avance à petits pas, sans regarder en arrière... Entre les dents de la frayeur et la froideur de la sueur... Je lance un dernier appel à cette maudite conscience... Qui a l’air de s’égarer... de se plaire dans l’absence... Mais comment résister à ce diable qui se tient devant moi... Fort mais à genoux, pour me demander la main... il me promet le plaisir... La satisfaction de tous mes désirs... Il dit qu’il suffit de se jeter dans ses bras pour oublier l’angoisse de l’avenir... Comment refuser cette alliance en diamant... Cette bague dont je rêvais tout le temps... A bat les valeurs ! je m’allie au Diable ! Je me donne à ses lèvres... un baiser interminable...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Au grand large, de tes yeux ... Quelque chose m'appelle ...
Une vie, une mort, Peut-être bien, un huitième ciel ?
Tant que tu m'es fidel... je t'emmenrai au centième ciel... n'aie pas peur de la mort... juste suis moi quand je m'envole... crois moi... je te ferai gouter au plaisir éternel...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
pastis51 a écrit:La vie en verres, C'est celle qui m'aille
Mais seulement, si C'est un vert ... bouteille !
Je me pose face à ma bouteille comme tous les soirs... Je me sers le premier verre... Et j’entame ma chimérique recherche de bonheur... Gorgée après gorgée... Mon délire s’approche de son apogée... Et le poids de la vie devient de plus en plus léger... Je pose mon verre... Et j’ouvre mon bal solitaire... Je me lève,je chante, je danse... Je m’invente ma propre cadence... La la la...la la... Et un... et deux... et trois... Et je tourne... Et je tourne... Mes pas perdent l’alternance... Et encore un... Un autre pas ou un autre verre... Je ne fais plus la différence... Mon bal imaginaire arrive à sa fin... Juste au moment où je perds toutes mes forces... Je me jette sur ma chaise... C’est l’heure de la dernière phase... Je me sers mon dernier verre... Et je mélange les rires et les pleurs... Et après un horrible silence... Je balance mon verre parterre... Il part en mille morceaux... En me blessant... En ébréchant... ce qui reste de ma misérable existence...
Dernière édition par la dida le 11 Déc 2007, 00:14, édité 1 fois.
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Un surnom... une belle promesse... Un petit sourire... Source d’allégresse... Un mot caressant... Ravivant mes rêves d’enfants... Me prouvant que je suis une vraie princesse... Les mots d’amours... Mon troubadour... M’en fait boire jusqu'à l’ivresse... Je sais que c’est une chimère... Je sais que je rêvasse... Mais rien n’empêchera mon cœur... D’entamer ses prouesses...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Viens... cher compatriote... Sur la terre des péchés... Arrosons nos fautes... Viens... donne moi la main... Otons cet accoutrement d’ange pur... On n’est que des humains... Alors laissons nous séduire... Viens... cher mortel... Réinventons le péché originel... Goûtons au plaisir charnel... Tu n’as pas à culpabiliser... Sur cette terre où on bannit les fidèles...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
A ma muse, mon alibi ... Ensorceleuse, de mes minuits ...
A ma moitié, psychédélique ... Cet autre moi, Fantasmagorique ...
Mon offrande, la voici ... Le voilà, mon sac de briques !
A quoi ça sert les nouvelles briques... Si c’est pour reconstruire... la même histoire tragique ? Regarde ce vase cassé... Recollé... On s’est tué pour lui redonner sa forme... Mai qu’en est-t-il de sa beauté ? Tel est mon cœur... Même si t’as réussi à recoller ses bouts cassés... Il demeurera balafré pour l’éternité... Il y a des cicatrices qu’on ne peut pas effacer... Il y a des chagrins qu’on ne peut pas dépasser... Les fissures... le temps ne fait que les approfondir... Mes souvenirs... s’enracinent en moi comme de profondes déchirures... Ils me hantent et se projettes dans tous mes projets d’avenirs... Pars... Essayer de raviver mon cœur... de ressouder ses morceaux... C’est déposer des bougies et des fleurs... Sur le bord d’un tombeau... T’as l’impression que tu l’éclaires... Mais le mort, à l’intérieur... Continue à sombrer dans le noir... Et jamais, il ne sentira tes fleurs... Mort... Ainsi est mon cœur... Ne t’enferme pas dans ma maudite destinée... Pars... avant de le regretter... Ne te fatigue pas à semer des graines... sur une terre brûlée... Tu ne cueilleras que des déceptions... Tu ne planteras que des plaies... Pars... Je ne pourrai jamais t’aimer... Ou plutôt... Je ne pourrai jamais aimer... Car tous mes rêves d’amour... A mon adolescence... Je les ai avortés...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Viens... prends moi... Partons... à grands pas... A petits pas... Peu importe... A nos propres pas... Viens... pieds nus... Marchons au dessus des hommes... Au-delà de leur histoire... Au-delà de leur temps... de leur vie... Au-delà de leur Rome... au-delà de leur Paris... De leur Grèce... de leur perse... Viens... sortons de leur troupeau... Et créons notre propre monde... Un monde ou il n y a ni bien... ni mal... Un monde sans enfer... sans paradis... Un monde où l’amour est roi... Où l’amour est foi... Où l’amour est loi... Un monde à nous deux... Rien que nous deux... Viens... partons... Mais avant... Jetons nos habits... Otons nos alliances... Il faut qu’on se purifie... De nos peurs et nos souffrances... Plonge avec moi dans cette rivière de l’oubli... Vêtons nous d’eau de pluie... Et vivons... parce que jusque là... On n’a jamais vécu...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Cher compagnon d’amertume... Oublions nos cœurs qui partent en écumes... Allions nos soupirs et nos faiblesses... Et affrontons nos haines et nos tristesses... Au moins, nous deux, on sait bien ce qu’on veut... On sait bien que la vie n’est qu’un jeu... On ne cherche plus le baiser qui fait trembler... On ne cherche plus l’amour qui fait pleurer... Nous vivons le jour au jour... En enterrant nos illusions d’amour... Viens, libérons nous des pièges des sentiments... Libérons nous des cages des engagements... Prenons la voie du plaisir... Et laissons nous guider par nos plus profonds désirs... Laissons aux novices les rêves enfantins... Devions... et créons notre propre destin...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
J’ai toujours rêvé de fonder une famille... D’avoir des enfants... D’être l’épouse idéale... D’être la parfaite maman... Mais... apparemment... Toute ma vie, je ne serai qu’un papillon... Mon destin serait de goûter à toutes les fleurs... Sans modération... D’être belle... mais seule... D’être libre...mais éphémère... D’être moi... Tout simplement...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Ne me demande pas qui je suis, où je vais... Ce que je veux, ce que je fais... Je ne saurai répondre... Je ne saurai comprendre... Tout ce que je sais c’est que je suis là... Face à toi... Rêvant... Tremblant... Devant cette beauté... Tu te tiens devant moi... Telle une déesse grecque... Telle une reine sur une interminable partie d’échec... Droite, fière... Défiant tous les joueurs... Pure... Telle la vierge de Michel-Ange... Une illusion... Une muse... Mystérieuse... Ensorceleuse... Et moi... Charmé... Je fonds... En écume... Emporté par les vagues de ton audace et ta pudeur... Calme et rêveur... Je ne suis que sentiments... Brûlants... Coulant le long de ton corps... Parcourant... Goûtant... A chaque millimètre de ta peau blanche... Délicatement... A travers tes cheveux noirs... Je me perds... Je me cherche... J’essaie de me définir... De me ressaisir... Mais je ne trouve qu’un amant gourmand... Un amant fou de toi... Qui, à ton contact s’évapore... S’oublie... S’efface... Ne voit que toi... Rien que toi... Qui n’existe que lorsque tu es la... Qui ne comprend le sens de son existence... Que lorsque il s’approche de toi... Lorsqu’il se brûle les doigts... En essayant de te toucher... De te saisir... Toi... Son soleil psychédélique... Son Délire... Son rêve... Qui le fait naître... Et qui l’achève...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
Nostalgique... De tous ces moments éphémères et magiques... Qui nous réunissaient... Sur un rocher... Au coin d’une rue... Au pied d’un arbre... Rêveurs... Amoureux... Heureux... Candides... Ignorants... Accueillant l’avenir avec l’espoir et le sourire... Quand on se confessait timidement nos angoisses et nos désirs... Quand on avait le regard transparent... Innocent... Quand on cherchait dans les yeux de l’autre... Les réponses à toutes nos questions... Quand on ramait dans l’océan de l’incertitude... En s’attachant à nos promesses et nos habitudes... Quand on se serrait la main... A travers les périples de l’errance... Quand on se plaisait dans la rébellion... Bannissant l’obéissance... Quand on s’embrassait... En se jurant fidélité... Quand on se jetait à plusieurs... Dans notre vaste recherche identitaire... Quand on se racontait nos petits bobos... En partageant une cigarette, en enterrant nos mégots... Quand on se projetait ensemble dans le futur... En s’imaginant adultes, fiers de nos aventures... Quand on était capable de rêver... Quand on était capable de pardonner... Quand on se croyait plus fort que cette vie... Qui a finit par nous souiller... Par nous séparer...
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom