Vos Poèmes Préférés...?Modérateurs: Les Amazones, Les Chevaliers
Tu es la plus belle de toute les fleurs,
Celle qui embellie ma vie, Qui remplit ma tête de mille couleurs, Même quand dans mon coeur tout est gris. Ton sourire me redonne du bonheur, Ton regard est si joli, Qu'il fait battre bien plus fort mon coeur, Ton charme entier me conquit. J'aime ton parfum et ta douceur, Je t'aime à la folie, Et je t'aimerai jusqu'à ma dernière heure, Jusqu'à mon dernier souffle de vie, Tu seras toujours l'amour Qui fait vaciller mon coeur. - Hubert Mordain -
Quand sauras-tu
Mon cher monsieur Que je ne serai pas -Comme d'autres- Une de tes petites amies, Une conquête féminine Ajoutée au nombre de tes conquêtes, Un chiffre inscrit Sur les registres de tes comptes ? Quand le sauras-tu ? II Quand sauras-tu -Chameau en errance du désert, Toi dont la variole a rongé Le visage et le poignet- Que je ne serai point Une cendre dans ta cigarette ? Ni énième tête entre mille têtes Sur ton oreiller, Non plus une statuette Dont tu auras augmenté le prix Dans la folie de tes enchères, Ou un sein sur le poli duquel Tu auras imprimé le moule de tes empreintes ? Quand le sauras-tu ? III Quand sauras-tu Que tu ne me drogueras pas Par ton pouvoir, ni ton renom, Et que tu ne posséderas pas le monde Avec ton naphte, tes royalties, Avec ton pétrole Dont les relents s'exhalent de tes nippes, Et avec les voitures que tu déposes Aux pieds de tes nombreuses maîtresses ? Où sont donc passées De tes chamelles les bosses ? Où a donc disparu De tes mains le tatouage ? Que sont devenues De tes tentes les béances ? Toi, aux talons gercés, Toi l'esclave de tes passions, Toi dont les épouses font partie De tes hobbies, Femmes que tu alignes par dizaines Sur le lit de tes jouissances, Insectes que tu momifies Sur les murs de tes salons ? Quand le sauras-tu ? IV Toi, frappé d'indigestion, Quand sauras-tu Que je ne suis pas de celles Qu'impressionne ton paradis Ou qu'effraie ton enfer ? Quand sauras-tu Que ma dignité est plus précieuse Que l'or entassé dans tes proches, Et que le climat où mes pensées baignent Est bien loin de tes climats, Toi où a couvé le féodal Dans la vermine de tes helminthes, Toi dont le désert rougit de honte Lorsqu'il entend ton appel ? Quand le sauras-tu ? V De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri j'ai essayé de chercher la version en arabe mais je l'ai pas trouvé !!
Eclaircissement pour les lecteurs de ma poésie
Et les âmes naïves racontent Que je suis entré dans le boudoir des filles Pour n'en plus ressortir. Ces gens réclament qu'on dresse pour moi l'échafaud Parce que j'ai chanté De ma bien aimée la beauté. Moi, je n'ai pas comme d'autres Fait commerce de haschish Ni volé Ni tué, Mais en plein jour j'ai aimé. Ai-je donc pour cela Dieu renié ? Les âmes naïves disent de moi Que mes poèmes Des enseignements du Ciel se sont écartés. Qui a dit que l'amour a attenté A l'honneur du Ciel. Le Ciel est mon ami : Il pleure quand je pleure Et il rit Quand je ris. Les étoiles, leur éclat augmente, Si un jour je suis amoureux. Qu'y a-t-il donc d'aberrant Quand je chante De ma bien aimée le nom ? Et quand je le sème à tous vents Comme une forêt de châtaigniers. Je continuerai ce commerce, Comme tous les prophètes Je continuerai, aède, A chanter l'enfance, A chanter La pureté et l'innocence, Je continuerai à décrire les beautés De ma bien aimée Jusqu'à fondre sa chevelure d'or Dans l'or des soirs. Moi - et je souhaite rester moi- Enfant qui barbouille comme cela l'enchante Les façades des étoiles 0 Jusqu'à ce que l'amour dans ma patrie Devienne comme l'air qu'on respire, Et que je devienne le dictionnaire Des étudiants de l'amour passionné Et que je devienne moi L'alphabet balbutié Sur leurs lèvres. De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri
Cet amour
Cet amour Si violent Si fragile Si tendre Si désespéré Cet amour Beau comme le jour Et mauvais comme le temps Quand le temps est mauvais Cet amour si vrai Cet amour si beau Si heureux Si joyeux Et si dérisoire Tremblant de peur comme un enfant dans le noir Et si sûr de lui Comme un homme tranquille au millieu de la nuit Cet amour qu faisait peur aux autres Qui les faisait parler Qui les faisait blêmir Cet amour guetté Parce que nous le guettions Traqué blessé piétiné achevé nié oublié Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié Cet amour tout entier Si vivant encore Et tout ensoleillé C’est le tien C’est le mien Celui qui a été Cette chose toujours nouvelle Et qui n’a pas changé Aussi vrai qu’une plante Aussi tremblante qu’un oiseau Aussi chaude aussi vivant que l’été Nous pouvons tous les deux Aller et revenir Nous pouvons oublier Et puis nous rendormir Nous réveiller souffrir vieillir Nous endormir encore Rêver à la mort, Nous éveiller sourire et rire Et rajeunir Notre amour reste là Têtu comme une bourrique Vivant comme le désir Cruel comme la mémoire Bête comme les regrets Tendre comme le souvenir Froid comme le marble Beau comme le jour Fragile comme un enfant Il nous regarde en souriant Et il nous parle sans rien dire Et moi je l’écoute en tremblant Et je crie Je crie pour toi Je crie pour moi Je te supplie Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment Et qui se sont aimés Oui je lui crie Pour toi pour moi et pour tous les autres Que je ne connais pas Reste là Lá où tu es Lá où tu étais autrefois Reste là Ne bouge pas Ne t’en va pas Nous qui sommes aimés Nous t’avons oublié Toi ne nous oublie pas Nous n’avions que toi sur la terre Ne nous laisse pas devenir froids Beaucoup plus loin toujours Et n’importe où Donne-nous signe de vie Beaucoup plus tard au coin d’un bois Dans la forêt de la mémoire Surgis soudain Tends-nous la main Et sauve-nous. jacques prévert (mon poème préféré) Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs...
j'allais le mettre ici, et pis je me suis dit, c'est tellement beau qu'il est impossible qu'il n'ait pas déjà été mis. ![]()
un poeme de nizar 9abbeni ou une femme s'adresse a son mari et le quitte.... M#### j'ai oublié le titre...
À Madame X...
En lui envoyant une pensée Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?) Vous m'envoyâtes, fraîche éclose, Une chère petite rose, Frais emblème, message pur. Elle disait en son langage Les " serments du premier amour " : Votre coeur à moi pour toujours Et toutes les choses d'usage. Trois ans sont passés. Nous voilà ! Mais moi j'ai gardé la mémoire De votre rose, et c'est ma gloire De penser encore à cela. Hélas ! si j'ai la souvenance, Je n'ai plus la fleur, ni le coeur ! Elle est aux quatre vents, la fleur. Le coeur ? Mais, voici que j'y pense, Fut-il mien jamais ? entre nous ? Moi, le mien bat toujours le même, Il est toujours simple. Un emblème À mon tour. Dites, voulez-vous Que, tout pesé, je vous envoie, Triste sélam, mais c'est ainsi, Cette pauvre négresse-ci ? Elle n'est pas couleur de joie, Mais elle est couleur de mon coeur ; Je l'ai cueillie à quelque fente Du pavé captif que j'arpente En ce lieu de juste douleur. A-t-elle besoin d'autres preuves ? Acceptez-la pour le plaisir. J'ai tant fait que de la cueillir, Et c'est presque une fleur-des-veuves. 1873. Paul Verlaine
Familiale
La mère fait du tricot Le fils fait la guerre Elle trouve ça tout naturel la mère Et le père qu'est-ce qu'il fait le père? Il fait des affaires Sa femme fait du tricot Son fils la guerre Lui des affaires Il trouve ça tout naturel le père Et le fils et le fils Qu'est-ce qu'il trouve le fils? Il ne trouve absolument rien le fils Le fils sa mère fait du tricot son père des affaires lui la guerre Quand il aura fini la guerre Il fera des affaires avec son père La guerre continue la mère continue elle tricote Le père continue il fait des affaires Le fils est tué il ne continue plus Le père et la mère vont au cimetière Ils trouvent ça naturel le père et la mère La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires Les affaires la guerre le tricot la guerre Les affaires les affaires et les affaires La vie avec le cimetière. Jacques Prévert
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
" Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes,
Parce que Messssieurs quand on le laisse seul, Le monde mental Messsssieurs N'est pas du tout brillant, Et si tôt qu'il est seul Travaille arbitrairement, S'érigeant soi-même, Et soi-disant généreusement en l'honneur des travailleurs du bâtiment, Un auto-monument, Répétons-le Messsssieurs, Quand on le laisse seul, Le monde mental Ment, Monumentalement." Jacques Prévert. entre-temps, je dessine..
Un jour Un jour
Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime Sa protestation ses chants et ses héros Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu Emplissant tout à coup l'univers de silence Contre les violents tourne la violence Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche Ah je désespérais de mes frères sauvages Je voyais je voyais l'avenir à genoux La Bête triomphante et la pierre sur nous Et le feu des soldats porté sur nos rivages Quoi toujours ce serait par atroce marché Un partage incessant que se font de la terre Entre eux ces assassins que craignent les panthères Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche Quoi toujours ce serait la guerre la querelle Des manières de rois et des fronts prosternés Et l'enfant de la femme inutilement né Les blés déchiquetés toujours des sauterelles Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue Le massacre toujours justifié d'idoles Aux cadavres jeté ce manteau de paroles Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche Louis Aragon
Re: Vos Poèmes Préférés...?Elle est déjà très belle,
Sans artifice, au naturel. Mais avant de sortir s’amuser, Elle a opéré un rituel sacré. Elle s’est tartinée de crèmes – d’onguents Et de peintures coordonnées. Dans l’air elle a vaporisé – un trait seulement De son parfum préféré Qui affole les sens des hommes (puissants ?), Ses victimes avérées. Elle s’est glissée dans une robe bien taillée… Des reflets mordorés Sur un tissu précieux Un coloris discret Pour un décolleté audacieux. Elle a savamment relevé sa chevelure bouclée… Dans un désordre très structuré, En un chignon moderne et stylé Et bien plus sauvage qu’improvisé. Au millimètre près, Elle a tout réglé Jusqu’à cet air confiant et détaché Qu’elle devra afficher dès son arrivée. Et, bien protégée Sous son armure de prêt-à-porter, Superbement portée Par le prestige de ses tissus griffés, Assurément valorisée Par de jolies couleurs sur ses joues de poupée, Elle est plus jolie ainsi, Du moins c’est ce qu’elle se dit, Et elle s’en persuade tellement, Qu’à la fin, elle le devient vraiment. Dans la pénombre feutrée d’une boîte branchée, Sous les lumières arc-en-ciel de projecteurs excités, Il lui suffira de quelques sourires incendiaires, D’accepter de boire un, peut-être deux verres, De danser en un corps à corps sensuel et cadencé Et de dire oui à celui qui voudra la raccompagner. Alors, elle lui proposera de monter, Pour boire un bon café, Ou pour parler, Et elle l’aura pour toute la nuit, A défaut de le garder pour la vie. Pour la vie, Quelques sourires échangés, aimantés, Et un brin de conversation enflammée Auraient suffit. Pas de maquillage outrancier, Pas de vêtements griffés, Ni même de décolletés ravagés, Pas plus que ses autres superfluités. Elle aurait choisi un bar cosy Où l’on peut facilement discuter, Autour d’un gin ou d’un martini, Au rythme d’une musique tamisée. Là bas, elle l’aurait repéré, Lui, Si différent, si particulier, Ils auraient discuté et ri, Discuté encore, et aussi dansé. Sans prétention, Sans intentions, A l’écouter, à le regarder, A lui plaire, à l’amuser, Sans même l’avoir cherché, Elle l’aurait trouvé… La morale de cette histoire est la suivante, Elle est simple et, ma foi, évidente : S’il est aisé de trouver un homme A mettre dans son lit Il est plus dur de trouver l’Homme A mettre dans sa vie. Et si la recette pour provoquer l’Amour existait, Elle figurerait à coup sur dans le dernier Maïté, Mais dans ce domaine rien ne sert de préméditer, On ne s’improvise pas âmes sœurs, on l’est. Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.
Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup. Qui vole un bœuf..est vachement musclé ![]() Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
Re: Vos Poèmes Préférés...?ce n'est pas un poeme à proprement dire, mais une scene tirée d'une piece de theatre qui me fait sourire
Molière, L’Avare, acte IV, scène 7 Harpagon (Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.) : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’ es enlevé, j’ ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ ai plus que faire au monde : sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’ y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? Que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! De quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après. Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure.
Avec le temps passe bonheur, avec le temps douleur ne dure... Les Mille et une nuits
Re: Vos Poèmes Préférés...?Mon âne
Je témoigne à mon âne Une amitié profane Sentiment très profond Je pressens dans le fond Cette immense injustice Dont les ânes patissent. On les prétend tétus Sans la moindre vertu Sans qualité aucune Mais remplis de rancune. Pour comble de l'horreur On a poussé l'erreur A les trouver stupides Fades et insipides. Mais tout est archi-faux Ils n'ont pas ces défauts, Ils sont doux et fidèles Et de vertu modèle. Bien plus intelligents Que bien souvent des gens Qui ne savent que braire Quand ils devraient se taire ! B. Casadeus Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure.
Avec le temps passe bonheur, avec le temps douleur ne dure... Les Mille et une nuits
Re: Vos Poèmes Préférés...?انا الفتى النظيف مهذب لطيف
اقوم بالصباح اسعى الى الفلاح فأغسل اليدين والوجه والرجلين والبس الثياب واحمل الكتاب واسير نحو العلم بهمة وعزم سيدي المعلم ابتسم و القلب يقطر دما
الفم يضحك و العيون غضابا
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