Vos Poèmes Préférés...?

Pour débattre de la scène littéraire et des différents courants de la pensée, dans l'histoire et dans l'actualité ...

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Jeudi 18/12/2008 Lancement de la
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Messagede sassoun le 10 Nov 2007, 13:52

Tu es la plus belle de toute les fleurs,
Celle qui embellie ma vie,
Qui remplit ma tête de mille couleurs,
Même quand dans mon coeur tout est gris.

Ton sourire me redonne du bonheur,
Ton regard est si joli,
Qu'il fait battre bien plus fort mon coeur,
Ton charme entier me conquit.

J'aime ton parfum et ta douceur,
Je t'aime à la folie,
Et je t'aimerai jusqu'à ma dernière heure,
Jusqu'à mon dernier souffle de vie,

Tu seras toujours l'amour
Qui fait vaciller mon coeur.

- Hubert Mordain -
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sassoun
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Messagede chichkhana le 15 Nov 2007, 00:46

Quand sauras-tu
Mon cher monsieur
Que je ne serai pas
-Comme d'autres-
Une de tes petites amies,
Une conquête féminine
Ajoutée au nombre de tes conquêtes,
Un chiffre inscrit
Sur les registres de tes comptes ?
Quand le sauras-tu ? II

Quand sauras-tu
-Chameau en errance du désert,
Toi dont la variole a rongé
Le visage et le poignet-
Que je ne serai point
Une cendre dans ta cigarette ?
Ni énième tête entre mille têtes
Sur ton oreiller,
Non plus une statuette
Dont tu auras augmenté le prix
Dans la folie de tes enchères,
Ou un sein sur le poli duquel
Tu auras imprimé le moule de tes empreintes ?
Quand le sauras-tu ? III

Quand sauras-tu
Que tu ne me drogueras pas
Par ton pouvoir, ni ton renom,
Et que tu ne posséderas pas le monde
Avec ton naphte, tes royalties,
Avec ton pétrole
Dont les relents s'exhalent de tes nippes,
Et avec les voitures que tu déposes
Aux pieds de tes nombreuses maîtresses ?
Où sont donc passées
De tes chamelles les bosses ?
Où a donc disparu
De tes mains le tatouage ?
Que sont devenues
De tes tentes les béances ?
Toi, aux talons gercés,
Toi l'esclave de tes passions,
Toi dont les épouses font partie
De tes hobbies,
Femmes que tu alignes par dizaines
Sur le lit de tes jouissances,
Insectes que tu momifies
Sur les murs de tes salons ?
Quand le sauras-tu ? IV

Toi, frappé d'indigestion,
Quand sauras-tu
Que je ne suis pas de celles
Qu'impressionne ton paradis
Ou qu'effraie ton enfer ?
Quand sauras-tu
Que ma dignité est plus précieuse
Que l'or entassé dans tes proches,
Et que le climat où mes pensées baignent
Est bien loin de tes climats,
Toi où a couvé le féodal
Dans la vermine de tes helminthes,
Toi dont le désert rougit de honte
Lorsqu'il entend ton appel ?
Quand le sauras-tu ? V


De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri

j'ai essayé de chercher la version en arabe mais je l'ai pas trouvé !! :cry:
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Messagede chichkhana le 11 Déc 2007, 03:14

Eclaircissement pour les lecteurs de ma poésie


Et les âmes naïves racontent
Que je suis entré dans le boudoir des filles
Pour n'en plus ressortir.
Ces gens réclament qu'on dresse pour moi l'échafaud
Parce que j'ai chanté
De ma bien aimée la beauté.
Moi, je n'ai pas comme d'autres
Fait commerce de haschish
Ni volé
Ni tué,
Mais en plein jour j'ai aimé.
Ai-je donc pour cela Dieu renié ?
Les âmes naïves disent de moi
Que mes poèmes
Des enseignements du Ciel se sont écartés.
Qui a dit que l'amour a attenté
A l'honneur du Ciel.
Le Ciel est mon ami :
Il pleure quand je pleure
Et il rit
Quand je ris.
Les étoiles, leur éclat augmente,
Si un jour je suis amoureux.
Qu'y a-t-il donc d'aberrant
Quand je chante
De ma bien aimée le nom ?
Et quand je le sème à tous vents
Comme une forêt de châtaigniers.
Je continuerai ce commerce,
Comme tous les prophètes
Je continuerai, aède,
A chanter l'enfance,
A chanter
La pureté et l'innocence,
Je continuerai à décrire les beautés
De ma bien aimée
Jusqu'à fondre sa chevelure d'or
Dans l'or des soirs.
Moi - et je souhaite rester moi-
Enfant qui barbouille comme cela l'enchante
Les façades des étoiles 0
Jusqu'à ce que l'amour dans ma patrie
Devienne comme l'air qu'on respire,
Et que je devienne le dictionnaire
Des étudiants de l'amour passionné
Et que je devienne moi
L'alphabet balbutié
Sur leurs lèvres.


De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri
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Messagede raja1 le 11 Déc 2007, 14:55

Cet amour


Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

jacques prévert
(mon poème préféré)
Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs...
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Messagede Exupérence le 11 Déc 2007, 18:05

Utopi@ a écrit:C'est un trou de verdure, où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



Arthur Rimbaud
j'allais le mettre ici, et pis je me suis dit, c'est tellement beau qu'il est impossible qu'il n'ait pas déjà été mis.
:coeur5:
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Messagede ERSGUTERJUNGE le 11 Déc 2007, 18:18

un poeme de nizar 9abbeni ou une femme s'adresse a son mari et le quitte.... M#### j'ai oublié le titre... :(
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Messagede chichkhana le 14 Déc 2007, 04:55

À Madame X...

En lui envoyant une pensée

Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?)
Vous m'envoyâtes, fraîche éclose,
Une chère petite rose,
Frais emblème, message pur.

Elle disait en son langage
Les " serments du premier amour " :
Votre coeur à moi pour toujours
Et toutes les choses d'usage.

Trois ans sont passés. Nous voilà !
Mais moi j'ai gardé la mémoire
De votre rose, et c'est ma gloire
De penser encore à cela.

Hélas ! si j'ai la souvenance,
Je n'ai plus la fleur, ni le coeur !
Elle est aux quatre vents, la fleur.
Le coeur ? Mais, voici que j'y pense,

Fut-il mien jamais ? entre nous ?
Moi, le mien bat toujours le même,
Il est toujours simple. Un emblème
À mon tour. Dites, voulez-vous

Que, tout pesé, je vous envoie,
Triste sélam, mais c'est ainsi,
Cette pauvre négresse-ci ?
Elle n'est pas couleur de joie,

Mais elle est couleur de mon coeur ;
Je l'ai cueillie à quelque fente
Du pavé captif que j'arpente
En ce lieu de juste douleur.

A-t-elle besoin d'autres preuves ?
Acceptez-la pour le plaisir.
J'ai tant fait que de la cueillir,
Et c'est presque une fleur-des-veuves.

1873.

Paul Verlaine
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Messagede chichkhana le 09 Jan 2008, 04:37

Familiale


La mère fait du tricot
Le fils fait la guerre
Elle trouve ça tout naturel la mère
Et le père qu'est-ce qu'il fait le père?
Il fait des affaires
Sa femme fait du tricot
Son fils la guerre
Lui des affaires
Il trouve ça tout naturel le père
Et le fils et le fils
Qu'est-ce qu'il trouve le fils?
Il ne trouve absolument rien le fils
Le fils sa mère fait du tricot son père des affaires lui la guerre
Quand il aura fini la guerre
Il fera des affaires avec son père
La guerre continue la mère continue elle tricote
Le père continue il fait des affaires
Le fils est tué il ne continue plus
Le père et la mère vont au cimetière
Ils trouvent ça naturel le père et la mère
La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires
Les affaires la guerre le tricot la guerre
Les affaires les affaires et les affaires
La vie avec le cimetière.


Jacques Prévert
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Messagede chichkhana le 17 Jan 2008, 04:28

Le Pont Mirabeau


Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure


Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
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Messagede styloubic le 10 Mar 2008, 05:47

" Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes,
Parce que Messssieurs quand on le laisse seul,
Le monde mental Messsssieurs
N'est pas du tout brillant,
Et si tôt qu'il est seul
Travaille arbitrairement,
S'érigeant soi-même,
Et soi-disant généreusement en l'honneur des travailleurs du bâtiment,
Un auto-monument,
Répétons-le Messsssieurs,
Quand on le laisse seul,
Le monde mental
Ment,
Monumentalement."

Jacques Prévert.
entre-temps, je dessine..
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Messagede chichkhana le 01 Avr 2008, 03:39

Un jour Un jour


Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche



Louis Aragon
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Re: Vos Poèmes Préférés...?

Messagede Cerise le 02 Sep 2008, 15:42

Elle est déjà très belle,
Sans artifice, au naturel.
Mais avant de sortir s’amuser,
Elle a opéré un rituel sacré.
Elle s’est tartinée de crèmes – d’onguents
Et de peintures coordonnées.
Dans l’air elle a vaporisé – un trait seulement
De son parfum préféré
Qui affole les sens des hommes (puissants ?),
Ses victimes avérées.
Elle s’est glissée dans une robe bien taillée…
Des reflets mordorés
Sur un tissu précieux
Un coloris discret
Pour un décolleté audacieux.
Elle a savamment relevé sa chevelure bouclée…
Dans un désordre très structuré,
En un chignon moderne et stylé
Et bien plus sauvage qu’improvisé.
Au millimètre près,
Elle a tout réglé
Jusqu’à cet air confiant et détaché
Qu’elle devra afficher dès son arrivée.
Et, bien protégée
Sous son armure de prêt-à-porter,
Superbement portée
Par le prestige de ses tissus griffés,
Assurément valorisée
Par de jolies couleurs sur ses joues de poupée,
Elle est plus jolie ainsi,
Du moins c’est ce qu’elle se dit,
Et elle s’en persuade tellement,
Qu’à la fin, elle le devient vraiment.
Dans la pénombre feutrée d’une boîte branchée,
Sous les lumières arc-en-ciel de projecteurs excités,
Il lui suffira de quelques sourires incendiaires,
D’accepter de boire un, peut-être deux verres,
De danser en un corps à corps sensuel et cadencé
Et de dire oui à celui qui voudra la raccompagner.
Alors, elle lui proposera de monter,
Pour boire un bon café,
Ou pour parler,
Et elle l’aura pour toute la nuit,
A défaut de le garder pour la vie.
Pour la vie,
Quelques sourires échangés, aimantés,
Et un brin de conversation enflammée
Auraient suffit.
Pas de maquillage outrancier,
Pas de vêtements griffés,
Ni même de décolletés ravagés,
Pas plus que ses autres superfluités.
Elle aurait choisi un bar cosy
Où l’on peut facilement discuter,
Autour d’un gin ou d’un martini,
Au rythme d’une musique tamisée.
Là bas, elle l’aurait repéré, Lui,
Si différent, si particulier,
Ils auraient discuté et ri,
Discuté encore, et aussi dansé.
Sans prétention,
Sans intentions,
A l’écouter, à le regarder,
A lui plaire, à l’amuser,
Sans même l’avoir cherché,
Elle l’aurait trouvé…
La morale de cette histoire est la suivante,
Elle est simple et, ma foi, évidente :
S’il est aisé de trouver un homme
A mettre dans son lit
Il est plus dur de trouver l’Homme
A mettre dans sa vie.
Et si la recette pour provoquer l’Amour existait,
Elle figurerait à coup sur dans le dernier Maïté,
Mais dans ce domaine rien ne sert de préméditer,
On ne s’improvise pas âmes sœurs, on l’est.
Quand le sage montre la lune,le con regarde le doigt.

Partir c'est mourir un peu,mourir c'est partir beaucoup.

Qui vole un bœuf..est vachement musclé :))

Sauvez les kangourous,mettez des caleçons..(dédié à utopia123)
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Re: Vos Poèmes Préférés...?

Messagede hyba le 07 Oct 2008, 17:45

ce n'est pas un poeme à proprement dire, mais une scene tirée d'une piece de theatre qui me fait sourire



Molière, L’Avare, acte IV, scène 7

Harpagon (Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.) : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’ es enlevé, j’ ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ ai plus que faire au monde : sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’ y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? Que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! De quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.
Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure.
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Re: Vos Poèmes Préférés...?

Messagede hyba le 07 Oct 2008, 17:49

Mon âne

Je témoigne à mon âne
Une amitié profane
Sentiment très profond
Je pressens dans le fond
Cette immense injustice
Dont les ânes patissent.

On les prétend tétus
Sans la moindre vertu
Sans qualité aucune
Mais remplis de rancune.

Pour comble de l'horreur
On a poussé l'erreur
A les trouver stupides
Fades et insipides.

Mais tout est archi-faux
Ils n'ont pas ces défauts,
Ils sont doux et fidèles
Et de vertu modèle.

Bien plus intelligents
Que bien souvent des gens
Qui ne savent que braire
Quand ils devraient se taire !

B. Casadeus
Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure.
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Re: Vos Poèmes Préférés...?

Messagede sidiEl3arbi le 07 Oct 2008, 19:32

انا الفتى النظيف مهذب لطيف
اقوم بالصباح اسعى الى الفلاح
فأغسل اليدين والوجه والرجلين
والبس الثياب واحمل الكتاب
واسير نحو العلم بهمة وعزم


سيدي المعلم
ابتسم و القلب يقطر دما

الفم يضحك و العيون غضابا
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