Vos Poèmes Préférés...?

Pour débattre de la scène littéraire et des différents courants de la pensée, dans l'histoire et dans l'actualité ...

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Messagede TuttiFrutti** le 25 Oct 2007, 21:30

Victor Hugo, Les contemplations.

J'aime l'araignée
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !


Pas le plus connu de ses poemes, néanmoins un des plus beaux pour moi. Je vous laisse apprécier.
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Messagede chichkhana le 28 Oct 2007, 05:20

La Muse


Poète, c'est assez. Auprés d'une infidéle,
Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,
N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle;
Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
Si l'effort est trop grand pour la bêtise humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui
Epargne toi du moins le tourment de la haine;
A défaut de pardon, laisse venir l'oubli.

Musset (Nuit d'octobre)
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Messagede la dida le 28 Oct 2007, 12:14

nawarra a écrit:La Muse


Poète, c'est assez. Auprés d'une infidéle,
Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,
N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle;
Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
Si l'effort est trop grand pour la bêtise humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui
Epargne toi du moins le tourment de la haine;
A défaut de pardon, laisse venir l'oubli.

Musset (Nuit d'octobre)



merci nawara, j'adore ces vers!



J'aime la vie!
Même la plus humble
comme celle des fourmis
ou celle des petits.
Même la plus humiliée
comme celle des chiens
ou celle des rejetés.
J'aime les vivants!
Ceux qui ne font pas que vivoter
mais qui vivent vraiment.
Ceux qui ne traînent pas leur vie
mais qui l’empoigne à pleines mains.
Mais j'aime aussi
ceux qui ont du mal à vivre
et ceux à qui la vie a fait du mal.
J'aime le Vivant!
Celui qui a vaincu la mort
et qui a dit :
« Je suis la Vie. »
Celui qui est toujours vivant,
qui ne peut plus mourir.
Celui qui veut
nous faire vivre toujours.
Ils me donnent tous
le goût de vivre.
Et ça goûte bon...
Image
Je languis dans mes illusions, mes doigts, les bouts en sang
Je regarde les gouttelettes tombant du ciel couleur vermillon
Je m'éternise sur un nuage, je rêvasse encore et crie ton nom
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Messagede chichkhana le 30 Oct 2007, 03:55

"Il n'y a pas d'amour heureux"

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sasn savoir nous regardent passer
Répétant aprés moi les mots que j'ai tressé
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux


Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a aps d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous deux


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Messagede ripper le 30 Oct 2007, 04:05

Au commencement
Tel un vent de printemps
Notre amour à prise son envol
Longtemps du bon côté
La brise à soufflé
Pour ces deux tourtereaux
À qui le monde appartenait

Cependant
Les saisons changent
Et l'hiver qui ne devait jamais arriver
Est arrivé
Le coeur gelé par la routine
Une bourrasque de vent glacé
À suffi à les séparer

Maintenant
Que l'hiver est passé
Un printemps éternel
Est sur le point d'arriver
Pour ces deux tourterelles
À qui de nouveau le monde appartient
Un amour pas tout à fait nouveau
Mais sûrement un amour
Aussi puissant qu'un ouragan
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Messagede chichkhana le 30 Oct 2007, 04:10

ripper a écrit:Au commencement
Tel un vent de printemps
Notre amour à prise son envol
Longtemps du bon côté
La brise à soufflé
Pour ces deux tourtereaux
À qui le monde appartenait

Cependant
Les saisons changent
Et l'hiver qui ne devait jamais arriver
Est arrivé
Le coeur gelé par la routine
Une bourrasque de vent glacé
À suffi à les séparer

Maintenant
Que l'hiver est passé
Un printemps éternel
Est sur le point d'arriver
Pour ces deux tourterelles
À qui de nouveau le monde appartient
Un amour pas tout à fait nouveau
Mais sûrement un amour
Aussi puissant qu'un ouragan




j'adooooooooooooooooore !!! tt simplement !!! c'est de quel poéte ?
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Messagede ripper le 30 Oct 2007, 04:17

nawarra a écrit:j'adooooooooooooooooore !!! tt simplement !!! c'est de quel poéte ?


Je sais plus c'est de qui j'ai retenu que le poème.
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Messagede chichkhana le 30 Oct 2007, 04:34

"C'est si peu de dire je que je t'aime "

C'est comme si jamais jamais
Je n'avais dit que ej t'aimais
Si je craignais que me surprenne
La nuit sur ma gorge qui met
Ses doigts gantés de souveraine
Quand plus jamais ce n'est le mai

Lorsque les choses plus ne sont
Qu'un souvenir de leur frisson
Un écho des musiques mortes
Demeure la douleur du son
Qui plus s'éteint plus devient forte
C'est peu des mots pour la chanson
C'est si peu dire que je t'aime
Et je n'aurais dit que je t'aime


Louis Aragon, Le Fou D'Elsa
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Messagede chichkhana le 07 Nov 2007, 19:08

Colloque Sentimental


Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux formes ont tout à l'heure passé.


Leurs yeux sont morts et leurs lévres sont molles,
Et l'on entend à peine leur paroles.


Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux spectres ont évoqué le passé.

-Te souvient-il de notre extase ancienne ?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?


-Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? -Non


-Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.


-Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoire !
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.


Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.


Paul Verlaine, Fêtes galantes.
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Messagede chichkhana le 09 Nov 2007, 04:59

Le lac


Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


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Messagede sassoun le 10 Nov 2007, 13:52

Tu es la plus belle de toute les fleurs,
Celle qui embellie ma vie,
Qui remplit ma tête de mille couleurs,
Même quand dans mon coeur tout est gris.

Ton sourire me redonne du bonheur,
Ton regard est si joli,
Qu'il fait battre bien plus fort mon coeur,
Ton charme entier me conquit.

J'aime ton parfum et ta douceur,
Je t'aime à la folie,
Et je t'aimerai jusqu'à ma dernière heure,
Jusqu'à mon dernier souffle de vie,

Tu seras toujours l'amour
Qui fait vaciller mon coeur.

- Hubert Mordain -
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Messagede chichkhana le 15 Nov 2007, 00:46

Quand sauras-tu
Mon cher monsieur
Que je ne serai pas
-Comme d'autres-
Une de tes petites amies,
Une conquête féminine
Ajoutée au nombre de tes conquêtes,
Un chiffre inscrit
Sur les registres de tes comptes ?
Quand le sauras-tu ? II

Quand sauras-tu
-Chameau en errance du désert,
Toi dont la variole a rongé
Le visage et le poignet-
Que je ne serai point
Une cendre dans ta cigarette ?
Ni énième tête entre mille têtes
Sur ton oreiller,
Non plus une statuette
Dont tu auras augmenté le prix
Dans la folie de tes enchères,
Ou un sein sur le poli duquel
Tu auras imprimé le moule de tes empreintes ?
Quand le sauras-tu ? III

Quand sauras-tu
Que tu ne me drogueras pas
Par ton pouvoir, ni ton renom,
Et que tu ne posséderas pas le monde
Avec ton naphte, tes royalties,
Avec ton pétrole
Dont les relents s'exhalent de tes nippes,
Et avec les voitures que tu déposes
Aux pieds de tes nombreuses maîtresses ?
Où sont donc passées
De tes chamelles les bosses ?
Où a donc disparu
De tes mains le tatouage ?
Que sont devenues
De tes tentes les béances ?
Toi, aux talons gercés,
Toi l'esclave de tes passions,
Toi dont les épouses font partie
De tes hobbies,
Femmes que tu alignes par dizaines
Sur le lit de tes jouissances,
Insectes que tu momifies
Sur les murs de tes salons ?
Quand le sauras-tu ? IV

Toi, frappé d'indigestion,
Quand sauras-tu
Que je ne suis pas de celles
Qu'impressionne ton paradis
Ou qu'effraie ton enfer ?
Quand sauras-tu
Que ma dignité est plus précieuse
Que l'or entassé dans tes proches,
Et que le climat où mes pensées baignent
Est bien loin de tes climats,
Toi où a couvé le féodal
Dans la vermine de tes helminthes,
Toi dont le désert rougit de honte
Lorsqu'il entend ton appel ?
Quand le sauras-tu ? V


De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri

j'ai essayé de chercher la version en arabe mais je l'ai pas trouvé !! :cry:
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Messagede chichkhana le 11 Déc 2007, 03:14

Eclaircissement pour les lecteurs de ma poésie


Et les âmes naïves racontent
Que je suis entré dans le boudoir des filles
Pour n'en plus ressortir.
Ces gens réclament qu'on dresse pour moi l'échafaud
Parce que j'ai chanté
De ma bien aimée la beauté.
Moi, je n'ai pas comme d'autres
Fait commerce de haschish
Ni volé
Ni tué,
Mais en plein jour j'ai aimé.
Ai-je donc pour cela Dieu renié ?
Les âmes naïves disent de moi
Que mes poèmes
Des enseignements du Ciel se sont écartés.
Qui a dit que l'amour a attenté
A l'honneur du Ciel.
Le Ciel est mon ami :
Il pleure quand je pleure
Et il rit
Quand je ris.
Les étoiles, leur éclat augmente,
Si un jour je suis amoureux.
Qu'y a-t-il donc d'aberrant
Quand je chante
De ma bien aimée le nom ?
Et quand je le sème à tous vents
Comme une forêt de châtaigniers.
Je continuerai ce commerce,
Comme tous les prophètes
Je continuerai, aède,
A chanter l'enfance,
A chanter
La pureté et l'innocence,
Je continuerai à décrire les beautés
De ma bien aimée
Jusqu'à fondre sa chevelure d'or
Dans l'or des soirs.
Moi - et je souhaite rester moi-
Enfant qui barbouille comme cela l'enchante
Les façades des étoiles 0
Jusqu'à ce que l'amour dans ma patrie
Devienne comme l'air qu'on respire,
Et que je devienne le dictionnaire
Des étudiants de l'amour passionné
Et que je devienne moi
L'alphabet balbutié
Sur leurs lèvres.


De Nizar Kabbani, traduit par Mustapha al kasri
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Messagede raja1 le 11 Déc 2007, 14:55

Cet amour


Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

jacques prévert
(mon poème préféré)
Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs...
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Messagede Exupérence le 11 Déc 2007, 18:05

Utopi@ a écrit:C'est un trou de verdure, où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



Arthur Rimbaud
j'allais le mettre ici, et pis je me suis dit, c'est tellement beau qu'il est impossible qu'il n'ait pas déjà été mis.
:coeur5:
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